26.09.2008

Dimanche sans vélo

Il y a trois ans, le 18 septembre 2005, je vous disais tout le bien que je pensais de ces dimanches sans voiture qui rendaient la ville aux citoyens. Voir " Bruxelles, rien que du bonheur".

Sous un joli soleil d'automne, nous nous apprêtions dimanche dernier à revivre la même volupté joyeuse sur ces boulevards livrés aux rollers, vélos et autres skate-boards lorsque une pince coupante ne fit qu'un sort au cadenas qui enserrait nos deux vélos à une palissade à coté des Bozar, qu'un sort à notre bonne humeur et qu'un sort à notre porte-monnaie.

Car les gredins n'avaient pas choisi les plus moches des vélos. Même si on s'en défend, ce type de mésaventure laisse des traces d'amertume et des envies de vengeance . On s'imagine caché derrière la palissade la prochaine fois pour casser les reins aux malandrins surpris en flagrant délit. On a mal au portefeuille mais aussi au regard qu'on jette autour de soi ; faudra-t-il vraiment qu'on vive ainsi dans l'appréhension plutôt que dans la confiance; qu'on s'équipe de solides cadenas plutôt que de solides porte-bagages pour emmener les filles assises en amazone?

Et on se plaît à se rappeler qu'il y a peu on n'attachait aucun vélo; on ne fermait aucune porte extérieure à clé; il y a 45 ans.

" Mais mon bon Monsieur, Bruxelles est la capitale européenne des cambriolages savez-vous; plus d'une maison sur 100 a reçu des visites inopportunes contre une sur 3.000 à Luxembourg-ville et 30% de plus qu'à Londres"

Il faut alors se garder de glisser sur la pente qu'on vous déroule: vol= jeunes= voyous= basanés ou tzyganes etc.

Il faut refuser cela, encore, toujours et malgré tout.

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