07.01.2009
Dommages collatéraux: gigolo ou maîtresse
Le monde associatif, culturel ou sportif va vivre des moments difficiles en 2009. Dans la logique qui prévaut depuis plusieurs années, l'Etat a réduit ses subsides en ces domaines et encouragé le sponsoring du secteur privé. Toutes les banques, les entreprises du BEL 20, les groupes familiaux fortunés apportaient leurs écots dans les stades, les salles de concert, au Bozar, à Flagey et aux multiples festivals de l'été.
Mais voilà la crise et le retour à l'austérité, quand ce n'est pas le sponsorisé qui vire son sponsor.Le club d'Anderlecht, qui recevait 3 millions d'euros de Fortis, ne veut plus associer son image au profil de loser de la banque ( encore que cela lui va plutôt bien !).
La situation est similaire dans d'autres pays ou dans d'autres disciplines: en Grande-Bretagne les clubs de foot parmi les plus prestigieux, déjà surendettés, sont à la merci de sponsors fragilisés voire nationalisés tels AIG (assurance) ou Northern Rock ( banque).La formule 1 n'échappe pas au marasme puisque des écuries vont quitter le circuit et que d'autres dépendent de banques comme Crédit Suisse, ING ou RBS.
Ces exemples sportifs ne doivent pas occulter les tourments d'autres secteurs telle la musique; un des festivals de jazz les plus prisés, qui rassemble chaque année à Montréal plus de 2 millions de spectateurs, a été largué par Général Motors aujourd'hui en apnée.
Jusqu'aux amants ou maîtresses des grandes fortunes de ce monde qui doivent se faire du souci. Selon une enquête signée Prince & Associates 81,6% des hommes nantis vont réduire le budget de leur maîtresse alors que 10,4 % envisagent même de les débarquer. Mais seulement 15,4 % des femmes qui entretiennent un amant leur feront partager leur infortune et seul 1,6 % vont s'en débarrasser.
" Il vaut définitivement mieux être gigolo que maîtresse"
22:25 Écrit par JLH dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : loisirs, business |
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