17.05.2009
La dynamique des structures ( wallonnes)
Vous vous y retrouvez, vous ?
La Wallonie compte 3,5 millions d’habitants ; grosso modo un quart de la ville de Paris. Mais pour faire « fonctionner » cette Région, on a empilé un gouvernement, un parlement, 5 provinces et 262 communes, 109 intercommunales, une myriade d’OIP et autres outils publics, des invests, des unions de villes, des superstructures trans-communales ou trans-provinciales. Sans compter une noria d’ASBL, groupes d’intérêts ou autres nébuleuses. Chaque fois qu’il faut distribuer de l’électricité, du gaz, de l’eau, la télédistribution, curer des égouts, trier des ordures, distribuer des fonds, gérer un abattoir, une piscine ou couper l’herbe le long des routes, on crée un « bidule ».
Evidemment, à chaque stade il faut un président, un vice-président, des administrateurs, un réviseur, des suppléants, des comitards, des consultants bref tout un système qui non seulement permet de répartir les postes mais aussi mobilise des budgets, des fonds, des subsides.
Si vous ne vous y retrouvez pas parmi les Imobogaz, Imobelec, Intercommunale pure de financement du Hainaut, Intercommunale d’électricité du Hainaut, Ideg, Interlux, Intermosane, Simogel, Sédelec, Ores et autre Crac , ne culpabilisez pas, vous n’êtes pas les seuls.
Les mauvaises langues insinuent que ces « structures » ont précisément pour but de créer la « fluidité » nécessaire entre tous les pouvoirs wallons afin que chacun n’y retrouve pas ses jeunes.
Tancé par la presse (merci La Libre) de mettre fin aux multiples scandales qui fleurissent sur le terreau fertile de tous ces « bidules » mais qui discréditent la vie politique au point d’apparaître comme une des dernières marques de fabrique purement wallonne, le Parlement wallon a longuement débattu et amendé une proposition visant à instaurer une commission ( même pas d'enquête) parlementaire chargée d’examiner les conventions passées entre les intercommunales et les consultants (sensés être extérieurs) afin de vérifier la compatibilité et la pertinence des missions onéreuses qui leur sont dévolues.
On les prendra au sérieux lorsque nos élus, qui dirigent ce qui représente 1/8° de la ville de New-York, décideront de supprimer un sur deux de leurs « bidules ».
Mais suis-je inconscient ? N’est-ce pas carrément mettre en péril la dynamique même des structures wallonnes ?
23:23
Écrit par JLH
dans Général |
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| Tags : politique, belgique |
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