09.06.2009
Elections: quelles réponses pour quelles questions?
Le 7 juin, la démocratie a progressé, la Belgique a régressé.
Il faut se réjouir de la disparition des partis d‘extrême droite du paysage politique en Wallonie et à Bruxelles, non parce qu’ils furent politiquement dangereux ou nuisibles, ce ne fut pas le cas, mais parce que preuve est faite que les électeurs ont mûri et qu’ils purent trouver des réponses à leur questionnement au sein des partis démocratiques.
Ceux-ci ont repris la place sur l’échiquier politique qu’ils n’auraient jamais dû quitter ; les socialistes sont revenus à gauche, les libéraux à droite, les humanistes au centre et les écolos les pieds sur terre. L’électeur a ainsi de vraies alternatives et les alliances, finement négociées par les écolos, déboucheront vraisemblablement sur un choix de société et pas sur un vague consensus mou qui ne contente personne et au sein duquel le citoyen ne se reconnaît pas.
Surtout que chacun reste à sa place, joue sa partition et assume son rôle au pouvoir ou dans l’opposition.
Par contre, faut-il se réjouir que les wallons et les flamands n’aient pas répondu aux mêmes questions ? La Flandre aussi a sanctionné l’extrême droite mais elle a plébiscité le CDV et la N VA avec le mandat clair d’obtenir la réforme institutionnelle réclamée depuis 2 ans. Cette réforme signifie moins d‘état fédéral et plus de pouvoirs aux régions. Et si les négociations ne mènent à rien, les flamands démontreront par l’absurde l’impossible statu quo en étranglant financièrement le niveau fédéral. Ils ne passeront pas en force mais en fric.
En Wallonie, on s’est préoccupé de gouvernance, d’environnement et de crise financière comme si la réforme de l’état était encore de la compétence fédérale. Or, demain ce seront les régions qui devront négocier entre elles et les wallons trouveront en face d’eux des interlocuteurs clairement mandatés pour obtenir ce que leurs électeurs leur ont demandé. Vox populi, vox dei.
PS : La population âgée, de plus en plus nombreuse, ne peut être dispensée de voter ou pire ne peut donner une procuration qu’à l’appui d’un certificat médical. Or le médecin ne constate pas qu’une personne de 91 ans est malade, il constate qu’elle a 91 ans ce qui ne requiert ni de prendre sa tension ni de facturer 35 euros dont une partie sera remboursée par la sécurité sociale déjà bien mal en point. Les personnes âgées devraient pouvoir donner procuration sans certificat. Vox mamy, vox gratis.
22:47 Écrit par JLH dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, belgique |
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