04.12.2005

L'ambition

 
Tout a été dit sur l'affaire d'Outreau qui vit des citoyens français embarqués dans une incroyable affaire de pédophilie non avérée mais qui leur coûta leur vie de couple, des années de prison, d'opprobe et même, pour l'un d'eux,  la vie.
Je rajouterais simplement à l'adresse du juge d'instruction, des experts psychologues et psychiatres; " L'ambition sans la compétence est un vol" 

30.11.2005

Pensées du jour

 
" Il y a des moments où tout réussit. Il ne faut pas s'en effrayer. Ca passe.
Sun Tzu  ( L'art de la guerre)
 
" Il faut travailler, sinon par goût, au moins par désespoir puisque, tout bien vérifié, travailler est moins ennuyeux que s'amuser."
Baudelaire  ( si, si )
 
"En France, pour avoir du génie, il faut être mort et pour avoir du talent, il faut être vieux"
Coluche
 
et ma préférée
" Ce n'est pas parce qu' ils sont nombreux à avoir tort, qu'ils ont raison"
Coluche
 

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16.11.2005

Dans une avalanche

 
Dans le dossier du grand prix de F1 à Francorchamps, dans l'affaire de la Carolo, les sites pollués, le réchauffement de la planète, la pénurie du don d'organes, le prix du pétrole, les victimes de la canicule, la prolifération du sida, l'affaire du Heysel, des banlieux, la tronche de son voisin, le regard de ses enfants, le sourire las de ceux qu'on aime, la création du monde bref en tout lieux, personne n'est jamais comptable de ses actes.
 
C'est comme dans une avalanche; aucun flocon ne se sent responsable.

14.11.2005

L'enfant - suite


J'aime beaucoup la phrase que j' emprunte au commentaire n° 1 du blog de hier "L'enfant":
 
" A la métaphore d'un tuteur qui forcerait à grandir droit et laisserait la trace des blessures provoquées par des liens qui deviennent immanquablement un jour trop serrés, je préfère celle du soleil qui appelle à la croissance et à la lumière, pour ces jeunes qui ont surtout besoin d'ine énergie chaleureuse." 

Reste que souvent et de bonne foi les tuteurs se prennent pour des soleils. 

PS: Merci à FC.

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13.11.2005

L' enfant


Née à Namur, morte à Namur à 2 ans. La petite Théa a succombé à sa maltraitance.
L' enfance assassinée est une zone de silence, qui précède les allées du cimetière

Selon l'Inserm ( Institut national français de la santé et de la recherche médicale) les âges critiques pour une mort violente sont de 15 à 24 ans et de... 0 à 18 mois.
Contrairement aux idées reçues, les facteurs affectifs, l'incapacité à répondre aux exigences d'un bébé qui pleure, priment les facteurs socio-économiques.Et plus surprenant, la mortalité des moins de 18 mois touche surtout les petits garçons. Trois-quart des morts violentes concerne les bébés masculins.
Même si les statistiques font état d'une régression des morts suspectes, comment rendre justice aux petits des hommes que ceux-ci ont supplicié ? L'autopsie n'est pas systématique et la prévention reste lacunaire.
 
Pendant la projection du film des frères Dardenne ( affiche dans la colonne de gauche)
- palme d'or 2005 à Cannes- je regardais Bruno ( formidable Jérémie Renier)  en me disant:
" Il n'est même pas méchant ! "
Je l'aurais voulu laid, brutal et mauvais pour pouvoir m'en différencier. Mais les Dardenne ont le génie trouble de le présenter autrement ; immature certes mais surtout non-structuré.
 
Les enfants maltraités, les enfants vendus, les enfants niés; un vrai défi de société. Soutenir la parentalité, intervenir dès la grossesse et accompagner les parents qui n'ont pas investi leur fonction nouvelle c'est admettre la vérité;  le métier de père ou de mère est le seul qu'on ne nous apprend pas.
 
Dans la réalité namuroise ou la fiction cinématographique, tous les enfants ne naissent pas égaux .
 





10.11.2005

Similitude


Je vous donne à lire un texte écrit en ....1831 par des Saint-Simoniens. Il est d'une actualité édifiante et ne requiert aucun effort pour le transposer aux difficultés de l'heure. 
 
" La société se trouve composée d'individus appartenant à deux classes bien distinctes. Pour les uns, le présent et l'avenir sont assurés. Ils ne sont pas dans les transes continuelles pour la destinée de leur femme et de leurs enfants. Il leur est permis de jouir des douces sympathies de la famille; l'éducation a développé leur intelligence et leur a donné des moeurs élégantes et polies; ils profitent de toutes les découvertes, de tout ce qui se produit de neuf et de grand.
Mais ils forment une minorité.  
En dehors, il est une foule innombrable, une fourmilière de créatures qui n'ont ni présent ni avenir assurés.Aucun sentiment n'attache cette masse au sol national et à toutes les belles inventions qui en parent la surface.Ces malheureux abandonnés souffrent de toutes les privations, toutes les incertitudes et la rudesse de leurs passions, leur misère, leur ignorance les poussent à manifester violemment leurs douleurs.
Un tel état de choses entretient au coeur de la société une plaie vive qui est le foyer de toutes les angoisses. Pas un de ses membres n'est à l'abri des étreintes cuisantes qui s'en échappent. Ainsi le seul moyen de leur donner la vie et le bien-être, c'est de sécher à la source le mal qui les ronge.
Toute politique qui n'a pas directement pour but l'amélioration morale, intellectuelle et physique de la classe la plus pauvre et la plus nombreuse est une politique immorale, ignorante et impuissante".
 
Texte écrit il y a 175 ans, à une époque où il n'y avait dans nos villes et nos villages ni HLM, ni immigrés, ni musulmans mais déjà la pauvreté matérielle, la misère morale et l'injustice.

16.10.2005

L'été des artistes


J'ai une faiblesse pour les artistes.
Sans doute parce que je n'en suis pas, lobotomisé par mon éducation ( un peu ), mes études ( sûrement), mon métier ( définitivement ). La vertu d'étonnement, préalable indispensable, fit place au scepticisme et l'efficacité prima la nécessité.
Or, une oeuvre d'art nait de la nécessité.
A ce propos, Rainer-Maria Rilke écrivit des pages définitives en 1903-08 reprises dans "Lettres à un jeune poète".  Il y parle de la maturation de l'oeuvre et de l'artiste, de l'enfantement, de la solitude, de la difficulté, des critiques. Et notamment ceci:
" Porter jusqu'au terme puis enfanter: tout est là. Il faut laisser chaque impression, chaque germe de sentiment mûrir en nous, dans l'obscur,dans l'inexprimable,dans l'inconscient,ces régions fermées à l'entendement.Le temps n'est pas une mesure. Etre artiste, c'est ne pas compter. C'est croître comme l'arbre qui ne presse pas sa sève, qui résiste, confiant, aux grands vents du printemps, sans craindre que l'été puisse ne pas venir."
 

19:17 Écrit par JLH | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : poesie, citation |  Facebook |

10.10.2005

de Antananarivo


Long voyage vers Madagascar. 11 heures de vol. Je voyage rarement en business classe. Les arnaques m'énervent et la différence de prix pour quelques dm2 en plus et quelques coupes de champagne relève de l'escroquerie.
Je dis souvent à mes collègues que la business classe est l'hotel le plus cher du monde; même une nuit au Conrad voire au Crillon est moins onéreuse. Et je leur rappelle la phrase de Ghandi à qui on demandait pourquoi il voyageait en 2° classe. Il répondit :  " parce qu'il n'y a pas de 3° ".
J'ai beau leur dire qu'on n'arrive pas plus vite que les passagers qui payent 3 fois moins cher, je dois reconnaitre qu'on en sort moins fatigué, pour autant qu'on ne consomme pas trop d'alcool, ce qui reste à prouver. Mais rien n'y fait.
Il faut voir avec quelle constance les cadres, les "executives" réclament cet avantage.Moins par souci de confort que - à nouveau- par désir d'appartenance, à une classe de privilégiés, aux "happy few". Personnellement, j' ai plutôt le sentiment d'être un pigeon.
Mais hier, je volais business. J'avais un prétexte; au sortir de l'avion une série de réunions avant de prendre le vol du retour jeudi matin.
Et puis, il faut toujours s'appuyer sur ses principes, ils finiront bien par céder!

23.09.2005

Sic transit gloria mundi


A propos de la quête chimérique du pouvoir, de la réussite, d'une carrière, ( cfr "Schröder Raus" du 20/09/2005) ;

-  lire la belle phrase reprise dans les commentaires du 20/09/2005

- se rappeler que les papes nouvellement élus étaient accueillis naguère par ces mots " sic transit gloria mundi" ( ainsi passe la gloire du monde)

-  mémoriser et déclamer W. Shakespeare qui écrivit " Vient alors le militaire qui s'en va conquérir cette chimère qu'est la gloire dans la gueule ouverte du canon".


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17.09.2005

ex Kinshasa

Rentré de Kinshasa, je fais mienne cette phrase ;
" A force de hausser les épaules, on se retrouve le dos courbé" 

12:43 Écrit par JLH | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : africa, citation |  Facebook |

12.09.2005

de Kinshasa


Dès l'arrivée à l'aéroport international de Kinshasa où tout est pagaille et quémandes, me revient cette phrase (de B.Brecht ?): " On parle toujours de la violence du fleuve mais jamais de celle des berges qui l'enserrent ". 
 





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03.09.2005

Point circonflexe

 
 Le mot " belge" est le seul de la langue française qui ne connait ( ou ne supporte) pas de rime.
Avec le mot " pauvre".
 
( cité par le " Soir" du 28/04/2005)

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02.09.2005

Pensée du jour

 
" Quand la neige fond, où va le blanc? "

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26.08.2005

Frère Roger et Mitterand

"Le Monde" rapporte ,sous la plume de Marie de Hennezel, que Mitterand se rendait une fois par an , non seulement à la roche de Solutré, mais également à Taizé. Il y rencontrait , à défaut de Dieu, le frère Roger qui lui disait;
"Ne parlons pas trop de Dieu, nous l'abimons".
Je trouve cette phrase admirable. 

25.08.2005

Pensée du jour

 
" Heureux les félés car ils laissent passer la lumière."

14:02 Écrit par JLH | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : citation |  Facebook |