25.04.2007
Douce France
Nicolas Hulot est à l'écologie française ce que François Mitterand fut au parti communiste; son fossoyeur.
Mais l'ancien président français savait pertinemment bien le machiavélisme de sa tactique; faire entrer en 1981, dès son élection, des ministres communistes dans un gouvernement de gauche ( à la grande colère de Ronald Reagan) pour les banaliser, les "mouiller" dans la gestion prosaïque des problèmes du pays et finalement les discréditer.
Les communistes français ne se remettront jamais des quelques éphémères années passées au pouvoir à coté de Mitterand.
Nicolas Hulot n'a pas cette science de la scène politique et peut-être est-ce de bonne foi qu'il agita l'épouvantail de sa candidature puis proposa un "pacte écologique" que tous les candidats s'empressèrent de signer la bouche en coeur. Ce faisant, il déstabilisait encore plus le parti écologique français qui n'avait vraiment pas besoin de cela.
Car pourquoi voter écolo dès lors que tous les partis se sont engagés à mettre en oeuvre les recommandations du journaliste vedette des émissions nature ? A la nuance près que Nicolas Hulot ne sera pas dans les travées de l'Assemblée Nationale ou les couloirs de Matignon pour veiller à l'implémentation concrètes de ses recommandations, une fois l'élection passée, alors que c'est le boulot quotidien des députés verts de faire pression pour intégrer la dimension écolo dans la vie politique.
Or, le 1,57 % recueilli par Dominique Voynet n'augure rien de bien pour les législatives prochaines.
Autrement utile eut été la participation de Nicolas à l'élaboration du programme des verts et son engagement à leurs cotés. Mais c'était la" jouer petit" alors que le parterre des photographes, face aux leaders politiques qui venaient se faire adouber par Nicolas en signant son pacte, lui procurait l'éclat des flashes qui n'aveugle pas seulement les animaux traqués nuitamment par les braconniers.
14:46 Écrit par JLH dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, france |
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17.04.2007
Pas de chance pour la France
Les Français n'ont pas de chance car dimanche prochain, au 1° tour des élections présidentielles, ils n'ont pas le choix. Malgré leurs 12 candidats.
Elire François Bayrou, c'est plonger dans une impasse institutionnelle car si on peut être élu président, on ne dirige pas un pays sans parti; on n'applique pas un programme, gorgé de promesses, sans un gouvernement pour le mettre en oeuvre. Or le parti de Bayrou- l'UDF- trop petit, devrait s'allier à la droite ou à la gauche qui n'accepteront pas d'implémenter un autre programme que le leur. Et Bayrou n'aura pas le temps de créer ce grand parti du centre qu'il espère fonder sur les désistements de politiciens de droite ou de gauche qui le rejoindraient.
Donc Bayrou peut toujours rêver à être président, pas à diriger la France.
Voter Ségolène Royal, c'est envoyer au sommet de l'état une personne que les initiés déclarent " plutôt médiocre, maladroite et insignifiante"( Alain Minc), que ses adversaires exécutent comme Rafarin d'un" Mme Royal est une personne qui ne gagne pas à être connue" et que ses collègues du PS boudent alors que sa seule issue eut été de s'appuyer, comme Angela Merkel, sur les forces incontestables de son parti.
Mais elle la joue perso sur l'air de " La France et moi".
Quant à Sarkozy, personne ne met en cause son expérience, sa maîtrise des dossiers, son habilité à débattre mais chacun craint son autoritarisme, son menton arrogant et son ton rogue.
Je n'ose même pas évoquer les Arlette Laguiller, M-G Buffet ou Philippe De Villiers, personnages d'une autre époque, à l'image de leurs partis sclérosés.
Donc, au 1° tour, il reste Besancenot ou J. Bové.
Et puis vivement le second tour en espérant que le niveau des débats quelque peu s'élèvera. Car jusqu'ici, on a pipé les dés en demandant aux candidats de se prononcer sur les mille et un soucis quotidiens des Français, exigeant une réponse immédiate et adaptée comme si le candidat disposait d'une baguette magique pour assurer à chacun logement, emploi, pension,crédit, sécurité et amour du prochain; comme s 'il cumulait toutes les fonctions et jouissait de tous les pouvoirs.
Le rôle du président n'est pas là et ses pouvoirs sont bien plus restreints que celui de Père Noël. Or les candidats, influencés par l'humeur du temps, se sont laissés engoncer dans cette spirale du quotidien prosaïque, jouant à qui mieux mieux au " Si je suis élu président..."
Je n'imagine pas un Charles de Gaule, un Pompidou ni même un Mitterand se prêter aux exercices cathodiques et démagogiques auquels nous assistâmes.
Sinon, au deuxième tour ce sera la pêche à la ligne!
19:12 Écrit par JLH dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : france, politique |
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13.02.2007
Coluche Président
Candidat président éphémère, motard à ses heures( et à sa dernière), président d'honneur et à jamais des Restos, fin observateur de nos moeurs, Coluche a dit:
" La moitié des hommes politiques sont des bons à rien, l'autre moitié est prête à tout".
Je sais, c'est un peu facile mais en ces temps de campagne bicéphale Sarko-Ségolène, ces mots trouvent un singulier écho.
Ciao Pantin,
21:48 Écrit par JLH dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, citation |
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26.12.2006
Fin d'une dictature?
Le président à vie Niazov est mort. ( cfr post du 30/10/2006) Ce dictateur a relâché l'étreinte sur la gorge des millions de turkmènes. Pour un avenir meilleur?Qui sait? Des centaines de milliers de ses sujets ont manifesté une peine et un chagrin non feints. Etaient-ils aveugles et sourds aux outrances du régime? Ou bien en tiraient-ils quelque profit, à moins que ce ne soit la figure tutélaire du dictateur qui, étrangement les rassurait? Allez savoir.Ou plutôt demander l'avis des wallons qui continuent à apporter leurs suffrages à leur classe politique qu' elle soit imbibée à droite et affairiste à gauche ( à priori, on aurait cru le contraire). Depuis la mort du dictateur, les américains et les russes reviennent courtiser le gaz turkmène et prédire des jours meilleurs. Pas sûr! Car comme tous les dictateurs, Niazov n'a évidemment pas préparé sa succession, lui qui s'est efforcé à détruire toute culture démocratique dans son pays. Or on sait depuis Montaigne et ses Essais que " le bien ne succède pas nécessairement au mal; un autre mal peut lui succéder et pire". Mais positivons car pire que Niazov, ce sera difficile. ( cfr post du 30/10)
PS: la tragédie du Turkménistan illustre bien les limites de l'information que l'on nous distille. La presse ne parle de ce pays que depuis la mort de son dictateur. Pendant les 15 années de plomb, qui se souciait des 5 millions de turkmènes, puisqu'il n'y avait pas de caméra ? |
18:05 Écrit par JLH dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : terre des hommes, politique |
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19.12.2006
De l'eau dans le gaz ( 2 )
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23:31 Écrit par JLH dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, terre des hommes |
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11.12.2006
De l'eau dans le gaz
"L'homme a consommé en 100 ans la moitié des ressources pétrolières que la terre a mis des millions d'années à fabriquer".
Comme on nous rabâche les oreilles avec ce genre de phrases, il ne faut pas s'étonner que Nicolas Hulot soit devenu le chéri des français.
Chacun y va de son couplet mais c'est toujours le même refrain: réserves pétrolières taries dans 44 ans et un baril de pétrole à 100 usd dans quelques mois. On entre de plein pied dans une ère nouvelle caractérisée par " the pain at the pump" et le coté "fini" des ressources pétrolières.
La pénurie annoncée justifie et excuse les hausses continuelles des prix pétroliers: + 15% en 2003, + 33% en 2004, + 42% en 2005 et les Cassandre de dessiner un scénario catastrophe: pétrole plus cher = augmentation du prix des carburants puis celui des biens de consommation courante donc contraction du pouvoir d'achat et diminution de la demande des consommateurs qui entraine une surcapacité des usines qui doivent licencier; le coût du chômage augmente qui pèse sur les finances publiques, l' état doit emprunter et majorer les taux d'intérêts donc le crédit se raréfie, les investissements cessent et la récession économique s'installe, ouvrant la voie à la déstabilisation de nos sociétés, voire à la guerre.
C'est probablement un raisonnement identique qui inspira les faucons de Washington, à la nuance près qu'ils empruntèrent un fameux raccourci. Puisque le pétrole risque de conduire à la guerre, provoquons la afin de garder l'initiative.C'est ce qu'ils ont appelé " la guerre préventive" .
Le motif de cette situation de rareté et de cherté est double.
D'abord la distorsion entre une offre quantitativement plafonnée par les capacités d'extraction et surtout de raffinage face à une demande boostée par la croissance mondiale en général et chinoise en particulier.Dans les années 70 et 80, la Chine exportait du pétrole. Aujourd'hui elle importe plus de 40% de ses besoins et ses gisements domestiques seront épuisées dans 13 ans.
Mais l'épicentre du problème reste les Etats-Unis qui, malgré leur production domestique, importent 13 millions de baril par jour contre 2,5 millions par la Chine!
Ensuite les fonds financiers spéculatifs qui, sans aucune valeur ajoutée, parient sur cette matière première ( achetant du pétrole aujourd'hui en espérant le revendre plus cher demain) de telle sorte que les transactions financières quotidiennes représentent 50 fois la quantité réelle de pétrole négociée.
Je ne partage cependant pas le refrain à la mode sur la pénurie et le coût exorbitant du pétrole même si j'anticipe, sur le plan énergétique mais pour d'autres motifs, de dramatiques perturbations dans les relations internationales au cours de ce siècle.
S'agissant de la pénurie, j'ai la faiblesse de croire au génie humain et reste persuadé que les énergies nouvelles prendront le relais du colonel Drake qui en 1859 creusa le premier puits de pétrole.Car il en va de l'énergie comme des autres technologies; la science a souvent plusieurs longueurs d'avance sur les marchés mais distille ses progrès au rythme de l'intérêt bien compris des opérateurs économiques, pas des consommateurs.
L'âge du pétrole prendra fin avant sa pénurie réelle de même que l'âge de la pierre prit fin sans avoir connu une pénurie de pierres.
Quant au coût du pétrole, il ne représente pas une menace réelle pour nos économies, au contraire il a quelques vertus.
Un pétrole cher rend compétitives des énergies alternatives qui n'avaient aucune chance d'être promues lorsque le baril était à 10 usd ( vous devez vous en souvenir, c'était en 1998!). Nos modes de consommations sont favorablement influencés par la hausse des prix; pour la première fois, la consommation d'essence a diminué dans nos pays l'an dernier et les ventes de 4*4 sont en chute libre aux USA, car chacun a compris que la première énergie alternative, c'est l'économie d'énergie.
Par contre, les vrais victimes du renchérissement sont les pays en voie de développement, non exportateurs de pétrole.Ils doivent importer leur pétrole, le payer en usd et consacrer de plus en plus de leurs faibles ressources à ce poste au détriment des autres budgets.
Que peuvent-ils faire? Réduire leur consommation? Elle est déjà atone. Changer leurs modes de consommation? Pas le temps ni les moyens. Ils sont KO debouts. Leur salut ? Emprunter de l'argent. A qui ? Aux pays producteurs de pétrole qui ont des excédents de cash.
Je ne dis pas que les pays exportateurs sont tous à envier. Au contraire, aucun pays pétrolier, hormis les Etats-Unis et la Norvège( gaz), n'a réussi son développement malgré leurs richesses. Le Japon, ce tas de cailloux, fait la démonstration du contraire et Hugo Chavez a compris qu'il ne lui reste que quelques années pour sortir le Vénézuela de la " malédiction pétrolière" qui frappe la majorité des pays exportateurs ( cfr post du 6-09-2005).
Si aujourd'hui, sécuriser leurs approvisionnements ( qui tournent autour de 55 jours de couverture) est devenu un enjeu stratégique, voire militaire, pour les Etats-Unis et la Chine qui utilisent la carotte ( la Chine courtise les pays africains exportateurs- cfr à ce propos post du 24-09-2005) ou le bâton ( les USA en Irak), le critère de performance et de richesse des nations sera demain leur capacité à gérer rationnellement l'énergie, à optimiser leurs ressources et à organiser leur indépendance énergétique pas seulement dans un souci écologique mais plus fondamentalement pour assurer leur survie.
Mais j'appréhende avec la plus grande crainte la délicate décennie au cours de laquelle les pays consommateurs réduiront petit à petit leurs importations de pétrole et de gaz, sanctionnant lourdement les économies des pays exportateurs, habitués à leurs rentes pétrolières.
On devrait pouvoir s'entendre au niveau mondial pour passer à " l'après-pétrole"en organisant de façon harmonieuse la dépletion inévitable. Mais c'est une vision angélique de l'intérêt commun car celui-ci n'est que la somme des intérêts nationaux, souvent antagonistes.
La transition se fera donc par la force quand on coupera les ponts et les pipelines devenus inutiles avec tous les pays qui n'ont que leur pétrole à nous offrir.Lorsqu'on a mal, on ne meurt pas la bouche bée, ni les hommes, ni les nations.
Ce qui précède à propos du pétrole vaut, mutatis mutandis, pour le gaz: épuisé dans 77 ans, prix correlé à celui du pétrole, dépendance européenne face à la Russie et à l'Algérie, encore accrue lorsque les gisements britanniques et hollandais seront épuisés dans 15 ans. ( Il restera la Norvège, très courtisée mais rétive à l'idée européenne.)
Pourtant il est une autre menace, à mes yeux plus grande et plus directe, qui pèse sur notre jolie planète: l'eau!
Sa pénurie programmée risque de déclencher bien des passions pour les générations à venir.
On en parlera la semaine prochaine.
23:08 Écrit par JLH dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : terre des hommes, politique |
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La sentence de Pinochet
Pinochet n'est pas mort impuni.
Bien sûr, il n'a pas entendu le verdict d'un tribunal et sa mort arrête toute poursuite à son encontre. Bien sûr, depuis des années il louvoie pour échapper à la prison et à la condamnation, utilisant toutes les mesures dilatoires imaginables.
Mais depuis longtemps il vit dans la grande solitude qui nait de la plus totale incompréhension: assigné à résidence, privé de ses droits civils, pressé de demander pardon: "à qui et pourquoi ?" répéte-t-il .
Et suprême défaite, réclus il assiste à l'élection démocratique de Michelle Bachelet, début 2006, à la présidence du Chili.
Elle, une femme. Elle, pédiatre de 54 ans qui se mêle de politique.Elle qui vit séparée et mère de 3 enfants de deux pères différents. Elle, militante dans les jeunesses socialistes pendant la dictature, la voici qui incarne la sentence et la défaite de Pinochet, de son vivant dans son propre pays.
Un pays parmi les plus conservateurs d'Amérique latine où le divorce n'est légalisé que depuis 2004, où l'avortement reste illégal, jetant 200,000 femmes dans la clandestinité de leur déchirement chaque année mais qui, pour la première fois en Amérique du Sud, élit une femme à la magistrature suprême.
Michelle Bachelet rejoint ainsi 10 autres femmes présidentes ou chefs de gouvernement élues depuis 1999 sur les 5 continents.
Aussi bien dans des pays noirs ( Mozambique ou Libéra) que blancs ( Finlande ou Nouvelle-Zélande), chrétiens ( Irlande du Sud) que musulmans( Philippines ou Bangladesh).
Et ce n'est pas fini. Si Pinochet a connu et courtisé Mme Tatcher ( ou l'inverse) il ne connaîtra jamais Ségolène.
Deux bémols.
PS 1; un ambassadeur de Belgique me confiait récemment qu'au terme d'une carrière bien fournie, le pays qu'il avait le plus apprécié fut le Chili où il vécut 4 ans sous l'ère de Pinochet et lorsque je m'en étonnais, il m'assura que l'image négative de Pinochet dans nos pays était " très exagérée".
PS 2: le général de Gaulle quitta le pouvoir par la porte de service en 1969 pour se retirer à Colombey. Il ne brisa cette retraite que pour se rendre en Irlande respirer les embruns et pour saluer son collègue général, vilipendé à juste titre mais qui restaura la monarchie en Espagne en se retirant également en 1969... "el caudillo" Franco!
22:45 Écrit par JLH dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique |
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30.07.2006
Soir d'élections
A tous ceux, nombreux, qui discutent le bien-fondé, le coût et le sens des élections qui ont eu lieu ce dimanche en République Démocratique du Congo, je rappelle cette phrase, dont j'ai oublié l'auteur mais pas la pertinence:
" Si vous trouvez que la démocratie et la recherche de la paix coûtent trop cher, essayez la guerre!"
22:47 Écrit par JLH dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, africa |
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23.07.2006
Pathétique
Lionel Jospin, qui quitta la vie politique il y a 4 ans, a fait fort la semaine dernière au JT de 20h sur TF1.Coincé comme un balai, il déclara en péroraison d' une phrase de 6 minutes, 12 subordonnées et 8 circonlocutions que " le cas échéant et le moment venu, oui j'y penserai" ( à l'élection présidentielle).
Cet homme instruit, qui a eu 4 ans pour relire les classiques, ne peut ignorer cette phrase de Marguerite Youcenar;
" C'est un fait que les morts les plus chers, au bout de quelques mois, seraient, s'ils revenaient, des intrus dans l'existence des vivants". Confondant de vérité.
23:15 Écrit par JLH dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : citation, france, politique |
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17.07.2006
Prière pour une élection
Le Congo doit être le seul pays au monde où les candidats à une élection réclament des " concertations avant élections" pour permettre de tenir celles-ci, le 31 juillet, dans la sérénité.
Si la majorité des 9.707 candidats aux 500 sièges de député n'ont pas de véritable programme politique, ils pratiquent dès maintenant un jeu dangereux fait de ralliements, d' alliances et de marchandages au sein de diverses "plateformes" , les regroupant selon une géométrie improbable.
Totalement perfusé par la communauté internationale sur les plans organisationnel, financier et sécuritaire, le pays s'apprête à vivre, dans 15 jours, les premières élections libres depuis 40 ans.
Espérons que ce ne soit pas les dernières car il est clair que dans 4 ans le pays sera, quel que soit le cas de figure, incapable d'organiser les élections générales suivantes. Or, en lançant le processus d'élections générales la communauté internationale s'expose à devoir assumer tous les 4 ans la répétition du chantier actuel. Sinon à quoi bon avoir dépensé annuellement un milliard pour financer la Monuc, 450 millions pour organiser ces premières élections, dépêché 2.000 observateurs sur place et tancé la classe politique congolaise en lui répétant à l'envi que c'était sa dernière chance de s' approprier le champ politique national?
Selon les experts, la complexité du recueil des voix et de leur décompte justifie que les résultats ne soient pas connus avant fin août, début septembre. Il serait surprenant cependant que les candidats eux-mêmes ne s'auto-proclament pas vainqueurs le soir du 31 juillet à 20 heures. Puissent la population congolaise, qui ne mérite pas une classe politique pareille, et les instances officielles nier tout autre verdict que celui des urnes.
Les évêques participent comme ils peuvent à l'opération. Ils font réciter par les fidèles aux offices dominicaux une "prière pour les élections" :
" Seigneur Notre Dieu,
Nous te rendons grâce pour le grand et beau pays
que tu nous as donné.
Tu l'as doté de richesses innombrables et variées
que nous n'avons pas méritées.( ...)
Donne-nous d'être honnêtes,
de ne pas nous laisser corrompre,
de ne pas céder au tribalisme et à la violence.
Donne-nous le courage de résister aux intimidations et aux pressions.
Que s'éloigne de nous le démon de la vengeance."
Pourvu qu' ils soient entendus; sinon ils devront s'inspirer de Victor Hugo qui, parlant de son pays, a dit:" Il y a des hommes qui sont nés pour servir leur pays et d'autres pour servir à table".
Je vous laisse imaginer la prière nouvelle s'il échet.
00:07 Écrit par JLH dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : africa, politique |
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28.05.2006
Roi ou Koning
Notre souverain porte le titre de " roi des belges", pas celui de " roi de Belgique". Ce n'est pas anodin. D' autres étaient " rois de France" ou sont " reine d'Angleterre" ou "du Danemark ". On ne dirait pas "reine des anglais", mais on dira peut-être bientôt " reine des belges".
A croire que la Belgique n'a jamais vraiment existé. Et ne croyez pas que cela s'arrange. Attendez le scrutin fédéral de 2007 et le marchandage politico-linguistique qui suivra. Notre pays est la patrie du surréalisme, mais là on va atteindre des sommets.
Petit hors-d'oeuvre: alors que des gens de bonne volonté, des citoyens d'en bas, des vous et moi tenteraient bien quelque chose pour rabibocher notre pays, voici que tout est connoté régionalisme linguistique.
L'asbl " Bruxelles en couleurs/ Brussel gekleurd" se veut active, bruxelloise et bilingue. Subsidiée par la Cocof ( commission communautaire française) et la région flamande, elle se voit opposé un STOP aux subsides 2006 par la Cocof qui exige qu'elle choisisse le régime français ou flamand.
" Maar wij, met onze tête dure, willen absolutement en op z'n' minst werken en deux langues" répond l'asbl. Impossible dit la Cocof mais c'est pas nous, c'est une loi de 1982 (!) qui vient d'être mise en pratique.
Elle oublie de dire que la loi fut votée par nos élus et leurs partis qui siègent au parlement et à la Cocof.
Donc une asbl bilingue ne reçoit plus de subsides de la Cocof.
Résultat; elle va se scinder comme les partis politiques jadis, les fédérations sportives hier et la sécurité sociale demain.
Résultat de la scission; 3 structures juridiques différentes comme l'asbl Convivial qui elle a déjà franchi le pas en créant : l'asbl francophone Convivialité- la néerlandophone Together VZW- la bilingue Convivium asbl/ vzw.
Admirez au passage l'usage de l'anglais et du latin!
Résultat de ces 3 structures; une inutile perte de temps, d'énergie, une multiplication des formalités, des comptabilités, des rapports.
Vous avez dit Kafka? Chacun en convient mais c'est la loi n'est-ce-pas. Un recours est possible pour les gens de bonne volonté, les citoyens d'en bas, les vous et moi auprès de la Cocom ( commission communautaire commune). Mais cette institution ne fonctionne pas.
C'est ubuesque. Ubu roi?
Il faudra bientôt choisir Sire: roi ou koning?
23:43 Écrit par JLH | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : belgique, politique |
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09.04.2006
Les damnés de la France
de Gaulle a dit: " Comment voulez-vous diriger un pays qui compte 358 variétés de fromages différentes?"
( Soit dit en passant, notre Philou pourrait se dire: " Comment pourrais-je satisfaire un pays qui compte 358 marques de bières différentes?)
Du "non" français au référendum européen au "non" des lycéens, étudiants et travailleurs au CPE, en faisant un crochet par la crise des banlieues, la France renâcle, réchigne, se cabre et se meurt.
On ne peut pas comprendre ce négativisme collectif si on analyse les questions rationnellement. Même s'il s'agit du pays de Descartes.
Au référendum, les votants n'ont pas répondu à la question posée; ils ont réglé leurs comptes avec un Chirac, qui avait voulu de ce référendum mais qu'ils n'admettaient pas d'avoir dû élire avec 82% de leurs voix pour faire barrage à Le Pen.
Dans les banlieues, les jeunes n'ont pas signé un cahier de revendications; ils ont défié l'ordre. Dans les rues, les lycéens n'ont pas tant rejeté les articles disputés de la loi CPE qu'ils n'ont refusé un avenir incertain.
Car enfin, qu'est ce que le CPE?
En France comme ailleurs, tout travail salarié commence par une période d'essai; 6 mois en Belgique pour les employés pendant lesquels le préavis est quasi inexistant en cas de licenciement; c'est le C4 et le chômage.
Que dit le CPE? Si le travailleur a moins de 26 ans, la période d'essai est portée à 2 ans.
Son impact? Avant le CPE, le jeune licencié avait droit, en cas de licenciement après sa période d'essai, à un préavis de 3 mois qu'il prestait dans l'entreprise avant de recevoir son C4 et le chômage.
Après le CPE, le jeune perd le droit à ces 3 mois de préavis prestés; c'est le chômage directement.
Même si cette mesure radicalise la perte d'emploi et si elle stigmatise les jeunes, factuellement elle ne justifie pas la tempête sociale en cours, que d'ailleurs la presse étrangère a du mal à comprendre.
En réalité, les jeunes craignent que ce ne soit que le début du détricotage d' un statut social, conquis de haute lutte, et que d'aucuns chercheraient à abolir. Bref, ils refusent une précarité nouvelle dont le CPE ne serait qu'un élément précurseur.
En cela les jeunes ne se distinguent guère de leurs aînés qui se sont opposés, avec succès d'ailleurs, à toutes les tentatives de réformes qui touchaient les 2 grands piliers d' une France étonnement conservatrice; la sécurité sociale et l'enseignement.
En 1994, Balladur a créé le CIP, autorisant l'embauche d'un jeune à 80% du s.m.i.g: il dût y renoncer sous la pression de la rue. En 1995, Juppé réforma la sécurité sociale; bronca générale. Savary, ministre de F. Mitterand, voulut unifier les écoles libres et privées avec les écoles laïques et publiques: un million de manifestants dans la rue.
La difficulté de la France réside dans l'absence de diagnostics partagés. Chacun y va de son couplet, bien documenté, référencé, illustré et si personne n' a le droit de décider, chacun a le pouvoir de tout bloquer.
Dès lors, comme l'écrivit J. Marseille dans un livre " Du bon usage de la guerre civile en France" : "la rupture est consubstantielle à l'histoire de la France". Il n'y a pas d'exemple de grande réforme obtenue dans l' harmonie.
La France adore les grands hommes providentiels, fussent-ils menteurs. de Gaulle fut rappelé au pouvoir pour garder l'Algérie française; il la lâcha. F. Mitterand fut élu sur base du programme commun de la gauche; il lâcha et le programme commun et les communistes.
Les deux présidents avaient raison dans leurs choix mais avaient dû feindre face à la France
Les journalistes nous agacent à toujours évoquer l'échéance électorale de 2007 mais ils ont quelques motifs. La fin du quinquennat de Chirac s'annonce pénible.
L'homme providentiel tant attendu pourrait d'ailleurs mettre fin à la V° république de plus en plus mal à l'aise dans ce 21° siècle.
Mais la VI° république serait quand même plus facilement mise au monde par .. une femme.
23:05 Écrit par JLH | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : france, politique |
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02.04.2006
de Kinshasa
Nouvelle semaine passée à Kinshasa et confirmation de l'estompement du pessimisme déjà ressenti en février ( cfr blog du 19-02-2006 ). Tout ce que j'écrivais à l'époque reste d'actualité.
Au quotidien la vie des kinois est d'une cruelle dureté. La chaleur torride de mars n'arrange rien, les moustiques pullulent, les transports publics inexistants rendent les déplacements pénibles et souvent la journée ne comprend qu' un seul repas. C'est dire l'attente de la population envers les politiciens qui sortiront des urnes lors des élections de juin ( ou juillet ). Ces élections auront lieu probablement, dans la douleur assurément.
Lorsque Mobutu en 1990, contraint par le discours de Mitterand à la Baule et par le contexte général, supprima le système du parti unique ( son parti-état dont tous les zaïrois étaient membres de droit dès la naissance) au cours d'un discours resté fameux - " excusez mon émotion" déclara-t-il un sanglot dans la voix - il autorisa la création de 3 partis politiques: un de droite, un de gauche et un du centre. Le sien, le MPR, se revendiquait à part et comme le proclamaient ses banderolles: " ni à droite, ni à gauche, ni au centre"!
Devant le tollé national et international dénoncant " l' ultime diktat de la dictature", Mobutu annula cette limitation.
Aujourd'hui 238 partis , officiellement autorisés, sollicitent le suffrage des votants qui auront également à choisir un président parmi 50 candidats. Il ne faut pas avoir fait sciences-po pour deviner que le pays va connaître quelques convulsions.
D'autant qu'il reste des millions d'armes légères cachées dans tous les coins du pays.
L' ONG Control Arms estime à 100.000.000 le nombre d' armes légères, surtout des AK 47 - les célèbres Kalachnikov- en circulation en Afrique pour une population de 900 millions de personnes soit 1 arme pour 9 africains. A cette aune, le Congo devrait compter 5.000.000 d' armes mais je suis sûr que sur ce plan, il bat les statistiques. Or, dans le cadre de son programme de désarmement l' ONU n'a récolté en Ituri, une des régions les plus troublées, .. que 1.100 armes. Que dire de plus?
La tentation de reprendre les armes va donc titiller les perdants des élections mais l'arrestation du chef de guerre Lubanga et sa parution devant le tribunal de La Haye, diffusée à la télévision congolaise, ainsi que l'incarcération récente de Charles Taylor, ex-dictateur du Libéria ( cfr blogs des 26-10 et 15-11-2005 ) vont favoriser la "gestion du résultat" des élections par la palabre plutôt que par les armes.
Un dicton congolais dit " Il vaut mieux débattre d'un problème sans trouver de solution que de trouver une solution sans en avoir débattu". Espérons que la sagesse des anciens soit toujours respectée dans quelques mois et que le dicton soit encore de mise.
Car j'ai un peu l'impression que les français se le sont approprié récemment.
22:47 Écrit par JLH | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, africa |
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26.11.2005
Le grand écart tunisien
" Au nom de Dieu, Clément et Miséricordieux, Nous, Zine el-Abidine Ben Ali, Premier ministre de la République tunisienne, déclarons que (...) face à sa sénilité ( du Président Bourguiba) et à l'aggravation de son état de santé, le devoir national nous impose de le déclarer dans l'incapacité absolue d'assurer la présidence (...) et de ce fait, nous prenons en charge, avec l'aide du Tout-Puissant, la présidence de la République et le commandement suprême de nos forces armées"
C'est par ces mots que le 7 novembre 1987, le premier ministre Ben Ali déposa sans violence le président Bourguiba âgé de 86 ans. Un nouveau régime devait voir le jour puisque le jeune président annoncait: " Notre époque ne peut plus souffrir ni président à vie ni succession automatique à la tête de l'état. Notre peuple est digne d'une vie politique évoluée et institutionnalisée, fondée sur le multipartisme
De fait, le président Ben Ali graçia les membres du mouvement islamiste Ennahdha jetés en prison par son prédécesseur, autorisa leur journal ainsi que la centrale syndicale étudiante.
Pas longtemps. Deux ans plus tard, le parti islamiste était crédité de 15 % des voix aux élections présidentielles et législatives. Le régime commenca à serrer les boulons.
20 ans plus tard, le président Ben Ali vient de faire modifier la constitution tunisienne pour pouvoir obtenir un troisième mandat successif et le peuple tunisien fait concurrence à Kim Clijsters dans l'art de pratiquer le grand écart entre la maturité d'entreprendre et de s'instruire qu'on lui accorde et l'infantilisme dans lequel il est tenu au plan politique.
Mais attention aux ischiojambiers.
Kim devrait expliquer à Ben que les lésions de ces muscles, fréquentes, surviennent le plus souvent sans échauffement suffisant. Elles vont de la simple élongation à la rupture complète et se manifeste par une douleur brutale. La prévention serait d'apprendre au peuple l'exercice progressif de la démocratie et aux élus les vertus de l'alternance. Car une fois blessé, la guérison des lésions entraine la formation d'un cal fibreux qui diminue chez les citoyens les propriétés élastiques de leurs muscles démocratiques.
( écrit avec l'aide précieuse de J.A. n° 2339 et du Larousse médical)
23:07 Écrit par JLH | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afrique du nord, politique |
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24.11.2005
OMD
Suite et fin des réponses aux questions du concours diplomatique ( cfr blog du 19/11/2005)
Les 189 pays membres de l'ONU ont défini, en 2000, les 8 "Objectifs du millénaire pour le développement" à réaliser pour 2015 dont : la réduction de moitié de la pauvreté- la diminution de la mortalité infantile- l'amélioration de la santé maternelle- la lutte contre le sida, le paludisme- l'accès à l'enseignement primaire etc.
Ces OMD représentent en creux ce que l'ONU peut produire de mieux ; des intentions impeccables, une lucidité sans faille et pas l'ombre d'une critique pour ne froisser personne.
En réalité le programme prend un énorme retard : en dehors de l'Inde et de la Chine, la pauvreté s'amplifie- 114 millions d'enfants n'ont pas accès à l'école primaire- le risque de mourir en couches est de 1 sur 16 femmes en Afrique, 1 sur 2.800 dans les pays occidentaux.
Monsieur Mark Mallock Brown, administrateur du PNUD, a constaté qu'au rytme actuel l'Afrique atteindra son objectif de réduire de moitié la pauvreté en ... 2147.
Tout n'est pas que question d'argent. Il faut rendre les programmes plus efficaces, former des milliers d'enseignants, de médecins, d'infirmières, construire des infrastructures etc.
C'est l'affaire d'une génération, si celle-ci décide de consacrer ses ressouces et ses capacités à remettre le monde à niveau.
Les pays développés se sont engagés à consacrer 0,7% de ses revenus annuels au développement. On n'en est pas encore là ( 0,5 % en Belgique). Et nous? Consacrons nous 0,7% de nos revenus annuels totaux à des actions de développement, ici ou ailleurs?
A chacun d'y répondre . mais à regarder la télévision, on a souvent l'impression qu'on combat plus les pauvres que la pauvreté.
00:20 Écrit par JLH | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : politique |
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21.11.2005
Avant Léopold I° & la BCE
Suite des réponses aux questions du concours diplomatique: ( cfr blog du 19/11/2005)
Lorsque le Congrès déclara l'indépendance de la Belgique en octobre 1830, le roi des belges n'était pas encore choisi. Les grandes nations européennes, qui devaient reconnaitre le nouvel état belge, revendiquaient d'ailleurs cette décision.
Le duc de Nemours, deuxième fils du roi de France Louis-Philippe, fut le premier choix mais la perfide Albion s'y opposa, avec quelque raison, puisqu'un ministre français avait déjà évoqué la possible partition de la Belgique; le sud pour la France et le nord aux Pays-Bas. Comme quoi, le rattachement de la Wallonie à la France n'est pas une idée neuve.
On proposa ensuite la couronne au Prince Léopold de Saxe-Cobourg-Gotha, qui avait été pressenti pour la couronne grecque mais qui venait de la refuser. Il paraît qu'il regretta toute sa vie ce refus mais bien lui prit puisque la dynastie grecque connut un règne plus éphémère que la nôtre.
Pour se venger ou rentrer dans les bonnes grâces britanniques, le duc de Nemours, candidat évincé, épousa une...Saxe Cobourg et Gotha tandis que notre Léopold I° épousa la propre soeur du duc de Nemours et fille du roi de France, Louise d'Orléans.
Mais pour épouser Louise et préserver les subtils équilibres européens, Léopold I°, veuf d'un premier mariage depuis 1817, dut d'abord rompre les liens d' un deuxième mariage qu'il venait de nouer, un peu à la légère, avec une actrice, Karoline Bauer.
Comme chacun sait, Léopold I° eut 4 enfants avec Louise d'Orléans, dont celui qui deviendra Léopold II, mais ceci ne l'empêcha pas d'avoir deux fils avec sa maîtresse attitrée, Arcadia Claret.
Demander aux futurs diplomates belges de connaitre le rôle du duc de Nemours, c'est les inciter à étudier l'histoire de notre pays...sous les couettes royales.
Quant au 1° président de la BCE ( Banque centrale européenne), il s'appelle Duisenberg. Ce hollandais s'accrocha à ce poste prestigieux avant de prendre sa retraite à 70 ans. Il partit en profiter dans le sud de la France. Sa villa etait agrémentée d'une piscine. Il s'y noya.
23:27 Écrit par JLH | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : belgique, politique |
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15.11.2005
Le souffle de la démocratie
Le joueur de football serait-il mauvais perdant? A l'issue du 2° tour des élections, George Weah ne sera pas le nouveau président du Libéria. ( pour comprendre, lire blog du 26/10/2005).
Battu sur un score de basket, 60-40 % des voix ; battu par une femme, "the iron lady" Ellen Sirleaf, il a déjà dénoncé le résultat du vote et ses partisans ont pris les rues de Monravia à témoin.
Curieusement, Ellen et George ont réjoué l'histoire à rebours. Elle, descendante d'immigrés afro-américains est restée au pays pendant les "années de feu" de la dernière décennie, s'impliquant même dans des fonctions ministérielles ( peut-être un peu trop d'ailleurs) ; lui, le "native" a vécu en Europe ( carrière oblige) puis s'est exilé aux..... Etats-Unis où il posséde des restaurants. Téméraire mais pas fou, il a soigneusement laissé sa famille en Floride pendant la campagne électorale.
Surfant sur sa popularité, il a cru ( ou plutôt on lui a fait croire) qu'il suffirait de paraître, avec sa fortune, pour l'emporter.C'est oublier qu'au Libéria; comme ici, il faut un parti politique; ce qu'il n'avait pas ou si peu.
Je rajouterais qu' en Afrique, il vaut mieux aussi avoir l'armée avec soi. Mais de ce point de vue, les casques bleus ont remarquablement tenu leur rôle pacificateur pendant et après le scrutin.
Mais voilà, les 15.000 soldats de l'ONU vont devoir partir. Non pas qu'ils soient rappelés par leurs pays respectifs ; ces derniers sont ravis de recevoir chaque mois de l'ONU usd 1.000 par soldat , mais l' ONU doit surveiller ses dépenses.
Ellen Sirleaf va se retrouver aux commandes d'un pays où 1/3 de la population souffre de tuberculose; où 25% ( pas 25 pour mille) des enfants n'atteignent pas l'âge de 5 ans mais où les 105.000 combattants désarmés par l'ONU n'ont remis que 25.000 armes ( contre usd 300/ fusil) et où les 300.000 réfugiés dans les pays voisins vont rentrer au pays avec, en poche, les usd 5 remis par le HCR aux rapatriés ( 5 pas 50).
Pendant ce temps, Charles Taylor, le dictateur déchu, vit toujours réfugié de luxe au Nigéria.
La nouvelle présidente a promis de le traduire devant les tribunaux.
Première femme chef d'état en Afrique, a-t-elle compris ce que ses collègues mâles semblent ignorer : que l' accession au pouvoir crée plus de devoirs que de droits.
23:36 Écrit par JLH | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : africa, politique |
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23.10.2005
Vincent Peiffer et José Happart
J'adore le ton décalé du chroniqueur de "Télé Moustique" et m'en délecte chaque semaine.
Aussi, je ne résiste pas à vous livrer texto son dernier papier.
" Samedi José Happart a dû prendre la parole lors de la fête du 25e anniversaire du Conseil régional wallon.Déjà, José est plus à l'aise en chasse à la galinette cendrée qu'en discours. Mais que dire au bon peuple wallon? Subitement, lui vient une chouette idée de sujet à la mode: la Carolo.
( ndlr ; pour ceux qui étaient sur une plate forme de forage, la Carolo est une institution de gestion de logements sociaux sise à Charleroi au sein de laquelle les gestionnaires, mandataires publics socialistes comme José Happart, avaient un peu tendance à traficouiller, victimes de ce que leurs avocats appeleront devant les juges, " l'estompement de la norme", syndrome qui apparaît après quelques années de pouvoir absolu .)
José a trouvé les mots de compassion pour ses amis : " Que ceux qui n'ont jamais fauté sur le dos de leur voisin lèvent le doigt."
Le bon public wallon n'a pas apprécié et siffla copieusement l'orateur à qui il avait pourtant réservé un record de voix de préférence . Puisque ces grosses biesses ne comprennent pas, se dit José, je vais leur expliquer avec un exemple:" Qui n'a jamais triché en achetant un paquet de cigarettes ou en faisant le plein d'essence au Luxembourg?"
La bronca s'amplifia et José ne comprenait pas. Je sais que c'est un peu compliqué, mon José, mais là tu t'embrouilles: acheter tes Bastos ou ton diesel à Echternach, ce n'est pas de la triche. On peut. Par contre, acheter 400 bouteilles de pinard avec l'argent qui devait servir à réparer des fuites dans les HLM, ça on ne peut pas.
C'est comme voler, tu vois. La prochaine fois, quand tu sens que tu vas dire une grosse bêtise, tu demandes avant. Surtout que tu es Président du Parlement Wallon. C'est important, Président du Parlement Wallon."
signé Vincent Peiffer
17:20 Écrit par JLH | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : belgique, politique |
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17.10.2005
La dernière histoire wallonne
Appelés à remplacer M. Claude Despiegeleer, inculpé et incarcéré pour détournement de biens sociaux dans l'affaire de la Carolo, les socialistes de Lodelinsart ont choisi son successeur à la fonction d'administrateur de l'institution... Vincent Despiegeleer, le fils de son père himself.
Sans préjuger des qualités de Despiegeleer junior, on peut qualifier ce choix de consternant car
- c'est une gifle à Di Rupo qui essaye d' insuffler un peu d'éthique
- c'est un coup de pied aux fesses des adhérents PS qui militent avec honneteté
- c'est un éclat de rire, que je devine gras, dans certaines chaumières du sud et du nord
- c'est pour le PS, probablement une baffe aux prochaines élections communales, dans 8 mois.Et si ce n'est pas le cas, ce sera à désespérer de la Wallonie.
Il ne s'agit pas maintenant de dire ou de penser " tous pourris, on s'en fiche " car si tous les dégoûtés que nous sommes s'en vont, il ne restera que les dégoûtants.
23:07 Écrit par JLH | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : politique, belgique |
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