19.01.2009
O O OBama; premier défi
En 1968, en pleine guerre du Vietnam, on courait bras dessus-bras dessous dans les rues en scandant " Hô Hô Hô Chi Minh", du nom du général nord vietnamien qui tenait en échec les Etats-Unis et les força à une retraite peu glorieuse .
Dans 24 heures, les américains bras dessus-bras dessous vont scander dans les rues de Washington "O O Obama" en espérant qu'il les extirpe du bourbier irakien. Ce ne sera pourtant pas son problème majeur.
Trois autres défis l'attendent dont nous reparlerons longuement: la crise économique; le conflit du Moyen-Orient et sauver sa peau.
C'est sur ce troisième challenge, préalable incontournable, qu'il a le moins de prise car si des milliards de personnes se réjouissent de son avènement, en espérant ne pas être trop vite ni trop déçus, quelques uns trouveront mille motifs idéologiques, religieux, racistes ou autres pour souhaiter son éviction, même brutale.
Il suffit d'un coup de feu. Il en retentit des milliers chaque jour dans son pays.
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10.11.2008
God bless America
Il a des ressources ce peuple américain! C'est sa force et sa grandeur. En élisant Barack Hussein Obama, il a non seulement épaté le monde entier mais aussi vaincu ses peurs et ses démons.
Alors que chez nous, où le vote est obligatoire et le scrutin proportionnel, les élections se traduisent par des variations à la marge de quelques pourcents, qui ne remettent pas en cause les coalitions d'équilibristes où chacun peut tout bloquer sans que personne ne puisse décider,
alors que chez nous la nomination d'un premier ministre ni femme ni noir mais juste francophone paraît une incongruité,
la-bas au pays du commercial" Just do it", ils ont répondu au slogan " Yes, we can" par un démocratique" Yes, we did"!
Car on ne leur aurait pas pardonné d'en prendre 4 ans de plus avec le clan républicain après 8 années de " Busherie"
Car, même s'ils se moquent comme d'une guigne du monde entier, le monde ne se fiche pas d'eux
Car je craignais- et l'ai écrit le 06-06-2008 après la lutte fratricide entre Obama et Hillary Clinton- le schisme entre les démocrates, les caisses vides et l'essouflement.
Mais c'était sans compter sur un Mc Cain toléré mais jamais véritablement adoubé par les caciques du parti républicain; à preuve, ils lui ont collé Sarah Palin aux basques
C'était sans compter sur l'emballement de l'histoire, sur l'espoir soulevé pour un peuple qui ne comprenait pas qu'on ne l'aimât pas à l'étranger, sur la dynamique créée qui gonfla de 18% le nombre des votants
C'était sans compter sur les 640 millions de dollars récoltés auprès de généreux donateurs ( surtout les universités comme celle de Californie usd 909.283 mais aussi des banques comme Goldman Sachs usd 874.000 ou Microsoft usd 714.000, Google usd 701.000 etc ) pendant que des millions de citoyens, parmi les moins fortunés mais les plus motivés, versèrent des sommes de quelques dollars
C'était sans compter sur le buzz d'internet magistralement orchestré par un jeune homme de 26 ans
C'était sans compter sur le charisme et l'honnêteté intellectuelle ( son discours sur la question raciale ) du candidat noir.
Noir Obama?
Il revendique bien plus sa moitié noire que sa moitié blanche mais refuse le clivage racial, se qualifiant de " postracial". Ce qui est très adroit car cette position évite une confrontation direct sur ce sujet et disqualifie autant les tenants des "wasp" ( white anglo-saxons protestants) que les politiciens noirs comme Jesse Jackson qui avaient fait de la question raciale leur unique cheval de bataille.Bien vu aussi car les électeurs blancs et noirs peuvent adhérer à cette nouvelle perspective qui s'inscrit d'ailleurs dans un contexte porteur avec les Tiger Woods en golf, les Lewis Hamilton en F1, les Michaëlle Jean au Canada, les Colin Powell et autre Condoleeza Rice.
A choisir, Obama se définit lui-même comme noir car la société le définit comme tel, même si la "One drop Rule" selon laquelle une seule goutte de sang noir suffit à ne plus être admis comme blanc est supprimée depuis 1970. Il ne renie pas cette part de lui mais bien plus, incarne une rupture générationnelle. Il n'est pas descendant d'esclaves, il n'a pas connu la guerre de Corée, avait 7 ans au plus fort de la contestation contre la guerre du Vietnam ou à la mort de Martin Luther King, et il apporte - j'insiste- cette honnêteté qui est la matrice de l'éthique morale dont le monde a tant besoin.
Cela dit il va décevoir; le monde d'abord car il sera le président des Etats-Unis avant tout, les américains ensuite car, confronté à une situation économique et internationale désastreuse, il lui faudra plus de talent pour appliquer son programme que pour le déclamer.
Mais au moins puisse-t-il préfigurer un monde de diversité, d'harmonie et de rigueur; bref une synthèse d'humanité.
God bless Obama
23:44 Écrit par JLH dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : america |
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26.10.2008
A mes amis américains
A vous les 50% d'américains qui croyez à l'existence des anges,
A vous les citoyens d'un état sur trois où il est interdit d'enseigner le darwinisme car contraire aux principes de la Bible,
A vous les membres de la Chambre des représentants dont les 2/3 n'ont pas de passeport,
A vous les Hispanos, déjà plus nombreux que les Blacks,
A vous les asiatiques, sur-représentés dans les universités et les vallées de la connaissance,
A vous les citoyens américains dont 1 sur 8 est né à l'étranger et dont 90% sont fils ou petits-fils d'immigrés mais qui ne comprenez rien au monde,
A vous les économistes qui avez remplacé la théorie keynésienne des grands travaux et des déficits par l'arme fatale du taux du dollar pour maîtriser les flux financiers mondiaux et relancer ou enrichir votre économie,
A vous les motards du Montana qui roulez à 65 mph sur vos Harley-Davidson, sans casque, la tête encapuchonnée dans un fichu rouge,
A vous les politiques qui avez inventé en Irak la guerre financée par carte de crédit,
A vous les SDF qui poussez pour seul bagage un caddie de super-marché dans lequel vous avez entassé vos quelque biens et votre amertume,
A vous tous américains en âge de voter,
dans huit jours, votez non seulement pour un homme mais aussi pour une vision différente du monde, une volonté de changement et un souffle d'espoir.
Sachez qu'on vous regarde car cette élection ne vous appartient pas, elle dépasse de loin le choix d'un président pour un pays: elle met en cause l'ordre du monde.
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20.09.2008
Never catch a falling knife
Les financiers ont aussi leur langage, leurs fables et leurs ...truands.
J'aurais dû depuis longtemps écrire un post sur les turbulences financières que nous traversons. Maintenant que nous y sommes, que la presse a tout dit, remontons un instant aux sources de ce chaos pour identifier le big bang originel. Les américains de l'ère Bush ne nous ont pas seulement enlisés dans le bourbier irakien et précipités dans une dégradation des relations internationales, ils sont aussi la cause du dérèglement financier planétaire que nous subissons.
" Ne jamais attraper un couteau qui tombe" fait partie des sentences qui prévalent dans les salles de marché des banques et des sociétés de bourse. Se tenir à l'écart des titres qui chutent est la base de la sagesse. Mais l'avidité sans borne aveugle ceux qu'elle veut perdre.
Pour qu'une économie tourne, il faut 3 conditions: de l'épargne, du crédit et des banques. L'épargne des individus et des entreprises est déposée auprès des banques à charge pour celles-ci de prêter cet argent à d'autres personnes qui souhaitent dépenser et investir. La banque se rémunère sur la différence d'intérêt entre celui demandé à l'emprunteur ( par ex 6%) et celui octroyé aux déposants ( par ex 4%). Le rôle de la banque, comptable de l'argent que lui a confié l'épargnant, est de s'assurer que l'emprunteur a les capacités de rembourser selon les conditions convenues et qu'il donne des garanties suffisantes.
A ce stade, le système est vertueux. Si chaque belge avait dû payer sa maison cash, le secteur immobilier serait resté à l'état larvaire.Un des drames de l'Afrique est précisement l'absence d'accès à des prêts pour les individus ou les entreprises qui sont obligés de réduire leurs dépenses et leurs investissements à leur capacité de financement cash. ( d'où la pertinence et le succès des micro-crédits).
Le système devient fou lorsque les banques injectent, dans le circuit des crédits, des liquidités qui dépassent l'épargne normale et qui sont prêtées à des conditions très basses c.-à-d. à des taux de 1,5 ou 2% faisant croire aux emprunteurs que l'argent est quasi gratuit. Comment les banques peuvent-elles créer cette "bulle" qui leur permet de prêter plus d'argent qu'elles n'en ont reçu en dépôt? En empruntant elles-mêmes, notamment auprès des autres banques, des fonds de pension, des assureurs, des banques nationales (centrales). Pourquoi ces dernières prêtent-elles aux banques commerciales à de si basses conditions? Pour faire tourner l'économie encore plus vite puisque, nous venons de le dire, le crédit est une condition essentielle du fonctionnement économiques.
Oui mais pas n'importe quel crédit. Une absence de crédit freine puis arrête le circuit économique mais trop de crédit provoque des bulles qui tôt ou tard éclatent. C'est précisement le rôle de la FED ( banque centrale américaine) de maintenir le bon équilibre. Or pendant les années Grenspaan, ex-Président de la FED, écouté par beaucoup comme la pythie de Delphes, les taux d'intérêt étaient maintenus anormalement bas pour faciliter les crédits. Première erreur.
La seconde fut le fait des banques. Afin d'encaisser un maximum de revenus, elles multiplièrent les crédits à des clients appâtés par ces taux bas, négligeant de plus en plus de valider leurs capacités de remboursement et la qualité des garanties déposées, souvent les maisons achetées avec ces emprunts. Les gens s'endettèrent bien plus que de raison.
Les banques s'en souciaient d'autant moins que, lorsque les volumes prêtés devenaient trop importants pour elles ( elles ont des quotas à respecter), elles créaient des "véhicules financiers" spéciaux dans lesquels elles logaient ces crédits (avec leurs garanties) puis revendaient ces véhicules à des fonds de pension, des compagnies d'assurances ou d'autres banques ( dont certaines européennes et belges) qui achetaient ces outils financiers sans en connaître précisement ni le contenu ni la qualité. C'étaient des " black boxes" que les financiers se refilaient sans ouvrir le couvercle. Une fois ces instruments de "titrisation" vendus, les banques US retrouvaient les fonds et la liberté de replacer de nouveaux prêts dans sa clientèle, démarchée par des courtiers voraces qui touchaient de plantureuses commissions sur tout nouveau crédit, sans plus d'égard aux besoins et aux moyens réels des personnes qu'ils endettaient. C'était le "wild west" sans shérif puisque la dérèglementation des marchés financiers est gage de la liberté de commerce, érigée en dogme depuis les années Reagan.
Mais les banques américaines n'avaient pas garanti à leurs clients que les taux d'intérêt si bas resteraient inchangés. Dès lors lorsque les taux remontèrent vers 4 ou 5% certains emprunteurs ne furent plus en mesure de rembourser et tout le système s'écroula; les banques saisirent les maisons pour les mettre en vente mais les prix de ces habitations chutèrent puisque des milliers de maisons furent mises en vente en même temps. Aujourd'hui les banques US détiennent 750.000 habitations qu'elles s'efforcent de vendre à des gens qui flairent les bonnes occasions et pour lesquels des agences organisent des tours en autocars ( les "foreclosure bus tours"!). La vente au rabais de ces maisons ne permettent pas à toutes les banques de récupérer leur argent et de rembourser les épargnants qui leur avaient confié leurs économies ni de rembourser les financements tirés sur la banque centrale ou d'autres banques.
12 banques américaines sont déjà tombées en faillite; la FED a dressé une liste de 119 autres banques jugées en difficulté sévère; les banques européennes, qui avaient un peu aveuglement achetés ces "véhicules financiers", doivent maintenant constater qu'ils n'ont pas la valeur annoncée et doivent acter des pertes dans leur bilan. UBS, la première banque suisse, a évalué sa perte à 50 milliards!
Une fois de plus les hommes ont joué aux apprentis sorciers faisant fi des lois économiques qui sont aussi fondées que la loi de la gravitation. Ces gens ne sont ni stupides ni aveugles; ils sont rendus stupides et aveugles par leur avidité.
Malheureusement, ce qui vaut pour le secteur immobilier vaut également pour les autres secteurs du crédit; les crédits voiture, prêts à la consommation et autres cartes de crédit... C'est donc l'ensemble du paysage économique qui est ébranlé puisqu'on a perverti un système qui en soi, est créateur de valeur.
Il faudrait pouvoir sanctionner ceux qui ont imaginé, autorisé, alimenté cette dérive; il y a eu faute grave. Ce n'est pas l'engineering financier qui est un péché contre l'esprit; on a besoin d'imagination et d'innovation dans le domaine financier aussi.La faute naît lorsqu'on sait pertinemment bien que le château de cartes va s'écrouler et qu'on persiste à rajouter encore un étage de papier par pure cupidité. Et le consentement niais des victimes n'y change rien.
Un jour par réflexe j'ai rattrapé un cactus qui tombait. J'ai eu la main criblée de mille épines qu 'il fallut retirer une à une à la pince à épiler. J'ai retenu la leçon; pas sûr que les marchés en fassent de même.
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31.08.2008
Belle comme un camion
Pour qualifier les Etats-Unis, je n'ai pas trouvé de meilleure illustration que celle que je réservais à Valérie Krapisky au temps de " L'année des méduses"; belle comme un camion.
D'abord parce que les camions sont beaux,massifs, puissants, indissociables de la vie américaine, de ses espaces, de ses interminables routes tracées toutes droites pendant des kilomètres; ensuite parce qu'ils sont lourds, ne doutent de rien, abolissent les distances, consomment bitume et pétrole.
Il y a de l'orgueil dans la posture des hommes qui, sur les parkings des stations-services, montent dans leurs engins comme montaient en selle leurs ancêtres.

23:26 Écrit par JLH dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : america |
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25.08.2008
A perte de vue
En sillonnant les routes des vacances aux USA j'ai compris la portée de l'expression " à perte de vue".
Les Etats de l'Oregon, du Montana ou de l'Idaho ne sont ni les plus désertiques ni les plus planes mais les paysages, qu'ils soient agricoles, montagneux, forestiers ou arides repoussent la ligne d'horizon. Même le ciel semble plus haut.





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06.06.2008
Victoire à la Pyrrhus
Si Barack Obama a enfin gagné, les démocrates ont déjà perdu.
Après des mois de campagne, Obama devient "the" candidat démocrate à l'élection présidentielle américaine. Mais paradoxalement il n'est ni débarrassé d'Hillary Clinton ni maître de son avenir.
Alors qu'il devrait pouvoir l'emporter facilement le 4 novembre face au candidat républicain John McCain, il sera battu; malgré sa jeunesse, son charisme, ses talents d'orateur et son souhait d'un retrait rapide d'Irak et d'une assurance soins de santé pour tous.
Il sera battu pour trois raisons:
- Les démocrates ont dépensé une grande partie de leurs moyens financiers dans cette bataille fratricide qui a duré 4 mois de plus que les primaires des républicains. Pendant que McCain pouvait récolter des fonds, Obama les dépensait; pendant que celui-ci devait déballer son programme face à Hillary, le candidat républicain pouvait peaufiner le sien et analyser à l'aise celui de son adversaire, étalé au grand jour; pendant que Obama devait affronter l'hostilité de la moitié des démocrates, McCain pouvait fédérer les républicains autour de sa personne. John McCain est plus riche, moins fatigué et moins exposé que Obama.
- Aucun républicain ne votera pour Obama car il présente un programme trop libéral ( au sens américain du terme) mais pire, une partie des démocrates, fidèles à Hillary, ne voteront pas pour lui.
- Si Obama a raison de dire fièrement:" Ce qui m'arrive n'est possible que dans ce pays, mon pays les Etats-Unis d'Amérique", il sait aussi que nombreux sont les blancs qui ne voteront pas pour un "black"; comme d'ailleurs certains noirs et surtout certains hispanos.
Ce pronostic ne me fait pas plaisir. Obama apporte incontestablement un souffle, un espoir sans pareil alors que McCain, qui aura 72 ans au début de son mandat, n'apporte rien de neuf et sera exposé aux pressions de son parti, encore plus conservateur que lui.
Dès lors, le sort de Obama n'est plus entre ses mains; il est encore et toujours entre les mains d'Hillary Clinton. Que celle-ci se retire et on se retrouve pour 4 ans avec la même clique aux commandes du monde. Obama aura été un candidat sympa qui nous a permis de rêver quelques mois mais le réveil sera dur. Sauf si l'aversion des américains envers Bush et le clan républicain est telle qu'elle les dissuade de voter à droite, mais j'en doute.
Reste alors la seule solution plausible; le ticket Obama + Hillary à la vice-présidence pour éviter le schisme chez les démocrates. Il ne s'agit plus de tactique ici mais d'"ego" et il est sur-dimensionné dans ces sphères politiques. Obama s'accommodera-t-il d'une Vice-Présidente encombrante, d'autant qu'il risque d'en " avoir deux pour le prix d'une" puisque Bill ne sera jamais très loin. Alors, Hillary vice-présidente pour un an , le temps de gagner les élections? Mais à quel prix et pour quelle contre-partie? Ca doit discutailler ferme en coulisses.
Léger baume sur mon amertume: l'Oregon, le seul état américain que je connaisse et fréquente un peu, a massivement voté pour Barack Obama.
Viva Obama
11:14 Écrit par JLH dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : america |
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21.04.2008
Business
Ce banquier flamand a passé 15 ans de sa vie professionnelle aux Etats-Unis avant de reprendre du service en Belgique.
"La plus grande différence, dit-il, est un optimisme américain un peu naïf face à un scepticisme européen originel. Lorsque j'avançais une idée aux States, je recevais 10 messages pour me proposer des éléments de solution ou de concrétisation; ici je reçois 10 messages qui me demandent si je suis sûr, si c'est bien utile, si j'en ai mesuré toutes les conséquences."
Sans avoir travaillé aux Etats-Unis, je suis assez d'accord avec lui. La sensation est assez similaire lorsqu'on revient d'Afrique.
08:39 Écrit par JLH dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : business, america |
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21.01.2008
America:"The way of drive"
Depuis mon retour des Etats-Unis et parmi les pots d'échappement bruxellois, je cherche une explication à la différence de comportement entre les automobilistes européens et américains.
Pour ce que j'en ai vu, les conducteurs américains ignorent l'agressivité et l'impatiente intolérance si communes sur nos routes. Donc, lorsque je suis victime ou témoin d'une " attitude hostile" je me tempère et me répète à haute et intelligible voix:" I am an american".
Si je recherche les raisons de cette" way of drive" entre nos deux continents dans les différences qui prévalent dans ce domaine, j'en distincte trois majeures; d'abord les jeunes américains peuvent commencer à conduire à 16 ans;ensuite, ils utilisent des "bacs" qui ne se manoeuvrent pas comme les voitures européennes ou japonaises; enfin 90% du parc automobile est équipé de boite automatique.
Je ne sais pas si ce raisonnement tient la route(!) ni même si les accidents routiers sont moins fréquents ou moins graves là-bas qu'ici, mais il suffit à me convaincre que dorénavant, en voiture, je roule cool, zen, relax, décontracté du volant et à ceux qui tempêtent de me voir si pataud, je leur dis en baissant la vitre: " I am an american"
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08.01.2008
Là où le regard se porte- America 4

22:21 Écrit par JLH dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : america |
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Là où le regard se porte - America 3
s
22:19 Écrit par JLH dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : america |
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Là où le regard se porte - America 2-
>
22:17 Écrit par JLH dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : america |
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Là où le regard se porte - America
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29.12.2007
HUG

Des Etats-Unis je ne connais qu`un seul etat; l`Oregon. En Oregon, je ne connais qu`une ville; Portland. A Portland, je ne connais qu`un quartier; Pearl District.
C`est dire la connaissance lacunaire que j`ai de cet enorme pays et la mefiance que je reserve a mes premieres impressions. Quelques cliches, auquel on peut s`attendre, sont averes; sentiment d`espace, paysages impressionnants, routes larges et droites, magasins ouverts jour et nuit, obeses handicapes de la vie, professionnalisme en toutes matieres.
Americains et fiers de l`etre, je retiens surtout chez eux une vraie gentillesse ; les voisins, les passants, les commercants, les automobilistes sont affables, disponibles et cette amabilite, que je tenais pour convenue et commerciale, depasse clairement le simple savoir-vivre.
J`en veux pour exemple la circulation routiere. Bien sur, ils roulent dans des vehicules hors normes mais sans aucune agressivite ni impatience ni impetuosite et pourtant, conducteur inexperimente, j`ai plus d`une fois sollicite leur bienveillance.
Au carrefour, pas de priorite de droite. Chacun obeit au panneau `STOP all way`et marque l`arret sur les 4 voies. C`est le premier arrive qui redemarre et les autres suivent selon l`ordre d`arrivee !! J`ignore si ce systeme fonctionne egalement dans les grandes cites comme N-Y mais dans une ville provinciale d`un million d`habitants c`est tres agreable, comme est plaisante la priorite quasi absolue reservee aux pietons.
Cette gentillesse revet parfois des aspects etonnants a nos yeux: les americains ne se serrent pas la main ou si peu et ne s`embrassent pas les deux joues lorsqu`ils se saluent; ils se donnent un HUG c.-a-d. qu`ils se serrent dans les bras, se donnent l`accolade, s`enlacent. Voir des enfants de 3 ans se donner un HUG a la maternelle ou des joyeux drilles a la sortie d`une boite de jazz s`etreindre chaleureusement, cadre bien avec le sentiment ambiant.
Et on peut comprendre que ce peuple accueillant, qui cultive une vraie volonte de bien faire, s`etonne que ` le monde n`aime pas l` Amerique`. Comme nous nous etonnons que ce meme peuple elise et reelise J.W.Bush.
Il doit donc y avoir deux Ameriques; on peut apprecier l`une tout en refutant l`autre.
A la veille du Nouvel-An et puisque je suis aux States, j`en profite pour vous donner a tous et a toutes
`60.000 big HUGS`.
PS 1: la photo n`est pas qu`une carte postale, c`est aussi le paysage que l`on decouvre au coin du chemin.
PS 2: texte tape sur un clavier Qwerty !
01:26 Écrit par JLH dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : america |
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17.11.2005
Opération Torch
Il y a quelques jours, les croyants que nous sommes ont célébré un curieux anniversaire.
Le 8 novembre 1942, les soldats américains débarquèrent pacifiquement au Maroc pour préparer la reconquête de l'Europe. Hommage leur soit rendu.
Mais soucieux de se ménager les faveurs du peuple marocain, alors sous domination française, le président Roosevelt fit largement distribuer un message à la population, concocté par ses conseillers arabisants. Sidérant.
" Louange à Dieu seul, le Clément, le Miséricordieux.
Vous, fils du Maroc, que Dieu vous bénisse, voici venu un grand jour pour vous et pour nous, fils d'Adam, qui aimons la liberté. Nous, américains, combattants de la guerre sainte, sommes venus lutter pour le grand djihad de la liberté. Allumez des feux au sommet des collines, rassemblez vous pour souhaiter la bienvenue à nos frères; que vos femmes les accueillent par des you-yous.
Nous ne sommes pas comme d'autres chrétiens qui vous foulent de leurs pieds. (ndlr les français) Considérez nos soldats comme vos frères. Ce sont des moudjahidine, heureux d'accomplir leur devoir.(...) Que Dieu nous bénisse tous."
(cité dans" Jeune Afrique" n° 2340)
Je tremble à comprendre jour après jour que le sort de l'humanité est entre les mains
d' apprentis sorciers.
Même pas doués.
22:14 Écrit par JLH | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : america, religion |
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30.10.2005
La voix de son Maître
George W. Bush a récemment déclaré à un homme politique étranger abasourdi :" J'ai entendu Dieu me commander d'aller en Afghanistan combattre les talibans et je l'ai fait. Puis il me dit d'aller en Irak instaurer la démocratie et je l'ai fait aussi".
En cela, Bush n'est que l'héritier d'une longue lignée d'hommes et de femmes qui, au cours des siècles, eurent avec Dieu un colloque singulier qui dicta leur action humaine. Pour le meilleur et souvent pour le pire.
Je n'ai pas peur des hommes qui s'adressent à Dieu mais je crains ceux qui entendent des réponses.
22:25 Écrit par JLH | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : america, religion |
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29.10.2005
L'inéluctable tenaille
George W. Bush va regretter d'avoir sollicité et obtenu un second mandat. Au plus bas dans les sondages ( 39% d'avis favorable), il sent le cours des évènements lui échapper et singulièrement au Moyen-Orient.
2.000 tués américains, autant de cercueils rapatriés et de familles déchiquetées. Mais aussi la presse et l'opinion publique qui renâclent à compter ses boys tués sans plus de raison. Et qui sont pris d'un début de compassion pour les 100.000 morts irakiens .Mais eux, ce sont les dommages collatéraux de la politique US, inspirée par Dieu, il est vrai .
Après les chimériques armes de destruction massive, voici que la constitution irakienne, adoptée par référendum, instaure un état fédéral démocratique qui vide de sa substance le nouveau motif de la présence US.
Good job George and bye,bye. (Encore que le scrutin ait figé dans le marbre le clivage sunnite/chiite.)
Pendant ce temps, l'Iran de Mahmoud Ahmadinejad devient incontrôlable qui jette 100.000 personnes dans les rues de Téhéran pour scander " mort à Israel". Mais l'Iran c'est 70.000.000 de chiites au frontière de l'Irak.
Alors les (ir)responsables, qui ont déclenché la guerre en mars 2003, ne savent plus quoi répondre à la lettre de 12 pages que al- Zawahri, le n° 2 de Al-Qaïda, a écrit en juillet dernier à Zarquaoui, leur leader en Irak, pour lui demander de se préparer à prendre le pouvoir en Irak, dès le départ des américains, qui ne saurait tarder.
Et voilà George Bush pris en cisaille. Il sait très bien que quitter l'Irak aujourd'hui, c'est faire le lit de ses pires ennemis, les terroristes islamiques.
Mais rester, ce sont des "sonneries aux morts" dans les aéroports US chaque semaine.
Al Qaïda disposerait de 2.000 candidats- martyrs sur place. Avec un attentat suicide par jour, ils peuvent tenir 7 ans!
Les stratèges US avaient prévu 30.000 hommes en Irak trois mois aprés la victoire. Ils sont 150.000 après 30 mois.
Si les américains ratent leur sortie, si l'Irak est laissée en proie à ses démons, il faudra , dans 10 ans , envoyer 3.000.000 hommes pour stabiliser le Moyen-Orient que notre dépendance au pétrole ne nous permettra pas d' ignorer.
Or, Condoleeza Rice n'est pas Henry Kissinger.
Alors plantons des éoliennes... au large du Zoute par exemple.
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