21.01.2008

Petra

 

Jordanie 20047 web

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour accéder au site de Pétra, il y a plusieurs chemins mais le plus connu, le plus parcouru et le plus impressionnant s'appelle le Siq, un défilé issu d'une secousse tellurique, il y a des centaines de milliers d'années, qui serpente en pente douce pendant près de 2 kms entre des parois rocheuses hautes de près de 100 mètres qui l'enserrent au point de ne lui laisser, à certains endroits, qu'un passage de 3 mètres de large.

Le Siq débouche brusquement, au détour d'un ultime coude, sur le Khaznab, temple funéraire de 40 mètres de haut creusé à même la roche, monument mythique qui vous saute au visage.

Ce cheminement à travers le défilé est une marche initiatique vers la cité des Nabatéens; on sait que l'on va découvrir un haut lieu de l'histoire du monde et des hommes; et on n'est pas décu.

J'ai vu des gens pleurer en arrivant devant la Khaznab.

Mais pas Sarkozy. La presse a abondamment publié les photos de son passage à Pétra où on le voit au sortir du défilé précédé, suivi, entouré d'une meute de journalistes, de photographes, agents de la sûreté, officiels et courtisans, portant le fils de Carla sur ses épaules.

Rien que pour avoir pu descendre le Siq deux fois, avec pour seule compagnie celle que j'aime à mes cotés, m'arrêter à mon gré et savourer cet instant, pleinement et sereinement, je ne regrette plus de ne pas être Président de la République.

Mais qui mieux que Roumanoff pour allumer le président que les Français (qui vont le regretter) ont élu.

Un lecteur fidèle m'a fait parvenir ce lien que je m'empresse de vous dévoiler:

http://www.dailymotion.com/cluster/news/video/x3zk2m_anne...

http://uk.youtube.com/watch?v=sfXNXQA7kBA&feature=rel...

 

17.12.2007

L'enfer est pavé...

L'Arche de Zoé n'a que 3 ans d'existence mais elle a déjà provoqué pas mal de dégâts.

Vouloir ex-filtrer 103 enfants tchadiens, plus ou moins orphelins, vers la France afin de les "arracher à une mort certaine", en les maquillant au besoin en blessés à coup de mercurochrome, relève d'un aveuglement fautif tant à l'égard des enfants que des familles françaises d'accueil.

Cette fausse bonne idée repose sur une pseudo-analyse du bien de l'enfant, de la définition du bonheur, de l'(in)capacité des autorités en place à gérer ces questions et privilégie l'action directe voire brutale, érigée en dogme au même titre que le devoir d'ingérence.

Sauf qu'elle met la pagaille à tous les niveaux, comme souvent ces grands gestes de compassion qui se préoccupent plus de leurs auteurs que de leurs "cibles". ( voir à ce sujet post du 31/08/2005 "L'office des étrangers a raison" ).

Au final; des enfants déboussolés, des parents tchadiens plus ou moins complices qui doivent s'en expliquer, des familles d'accueil françaises désemparées et l'arrestation de quelques européens par les autorités de N'djamena qui provoque de malheureux réflexes .

Chez Sarkozy d'abord lorsqu'il affirme virilement:" J'irai les chercher un par un quoi qu'ils aient fait". Chez les diplomates français ensuite qui tentèrent de dessaisir les tribunaux tchadiens au profit de la justice française. Imaginez un instant que quelques tchadiens soient appréhendés en France (ça, ce n'est pas difficile) et que Idriss Deby annonce à la télévision tchadienne qu'il ira les chercher un par un dans les geôles de France!

Plus grave; lorsqu'une ONG " sort des clous", toutes les autres vivent des moments difficiles car les suspicions se répandent aussi vite que les rumeurs.

Doit-on pour autant s'inquiéter pour ces " aventuriers de la bonne volonté", retenus prisonniers dans ce pays instable? Idriss Deby hausse le ton et réclame pour son pays le droit au respect et à l'indépendance judiciaire. Soit. Il serait plus crédible si son bilan démocratique et son action en faveur de ses compatriotes n'étaient pas aussi lamentables.Car le Tchad recrute des enfants-soldats pour lutter contre les insurgés qui ne reconnaissent pas la légitimité de Deby (ah, toujours cette lutte pour le pouvoir!); le drame du Darfour bouleverse l'est du pays au point qu'une force européenne de 3.700 hommes devrait se déployer ( encore une fausse bonne idée) dans la région où opérait l'Arche de Zoé et il est vrai que la justice, dans une affaire comme celle-ci, est aux ordres.

Mais Idriss Deby sait aussi à qui il doit le pouvoir. Il y a quelques semaines, l'armée française, qui possède une base près de N'djamena, stoppa l'avancée des rebelles aux portes de N'djamena. A coups de Mirage 2000 et de quelques éléments de la légion. Et Idriss Deby n'est pas un ingrat.

08:36 Écrit par JLH dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : africa, france |  Facebook |

04.06.2007

Petit malin

Google est un petit malin. Quand vous cherchez un renseignement et que vous vous trompez d'orthographe ou de sens, au lieu de vous jeter, Google vous propose des alternatives; c'est gentil et souvent utile.

Par exemple quand vous cherchez " Sarkozy gauchiste", Google a un peu de mal à voir de quoi ou de qui il s'agit; alors il vous propose une alternative.Essayez...

23:19 Écrit par JLH dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : france |  Facebook |

21.05.2007

French doctor

Le monde est malade. La preuve; le gastro-entérologue Bernard Kouchner succède au cardiologue Douste-Blazy au poste de Ministre des Affaires Etrangères en France.

La nomination du médiatique " french doctor" soulève bien des questions, que les mois à venir exacerberont. Son engagement ou sa volonté n'est pas en cause mais bien sa sincérité et son assuétude aux médias.

Anne Delvaux - ex présentatrice du JT sur RTB et présentement candidate CDh- à qui un journaliste posait la question:" Quelle est la personnalité la moins sympathique que vous ayiez eu à interviewer au JT ", répondait: " La pire fut Bernard Kouchner, totalement obnubilé par son image et sa personne. Très mauvais souvenir."

Il ne doit cependant pas traiter toutes les journalistes belges de la sorte, sinon pauvre Christine Ockrent !

10.05.2007

Nic Oumouk

Excellente BD de Nic Oumouk, conçue "in tempora non suspecto" puisque bien avant l'élection du " petit Nicolas de chez CAC 40", intitulée " La France a peur ".

Titre prémonitoire pour certains, qui rasent les murs profil bas, alors que d'autres les badigeonnent, comme dans le 18° arrondissement cet après-midi, d'un avertissement;" Tant que la justice d'état sera violente, la violence sera"

 

51L2wAyj84L._AA240_

23:02 Écrit par JLH dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : france, bd |  Facebook |

06.05.2007

On rase gratis

Lorsque vous lirez ces lignes, la France aura un(e) nouveau(elle) président(e). Mais à l'heure de les écrire, le verdict populaire m'est inconnu. Encore que.

Tout porte à croire que le chef de l'état élu rejettera la Turquie hors de l'Europe,diminuera l'impôt sur la fortune et créera un ministère de l'identité nationale.

II marchera cependant sur la pointe des pieds, au moins les premiers mois, le petit Nicolas car il sait le peuple français facétieux et revanchard qui pourrait très bien lui envoyer une majorité de gauche à l'Assemblée Nationale lors des législatives de juin, s'il venait à le brusquer.

 Et si la cohabitation sous Sarkozy serait d'un point de vue anthropologique intéressante à vivre, elle risque de transformer l'Elysée en champ de bataille.Quoiqu'il en soit, il n'y aura pas de désillusion avec Sarko car il n'a pas éveillé d'espoir; il appliquera son programme, on sait à quoi s'en tenir.

Si, d'humeur badine, la France a élu Ségolène, la déception sera, dans les mois à venir, à la hauteur des attentes suscitées. Car son entourage, émasculé pendant la campagne se déchirera; la crédibilité de la France sur le plan international vacillera et l'Europe patinera.

Pour tout vous dire,maintenant que tout est consommé, j' aurais souhaité la victoire de Dominique Strauss- Khan. Bon,il n'incarne pas une gauche rouge vif et n'aurait pas choisi Besancenot comme premier ministre mais Anne Sainclair à l'Elysée, c'eût été quand même autre chose que l'ex de Jacques Martin.

A l'issue de cette campagne, la déception naît de l'impression d'avoir assisté à un débat entre deux candidats "1° ministre". Pas deux chefs d'état potentiels. Car ils ne se sont pas penchés sur les problèmes de la France, ils se sont souciés des problèmes des français. Qui aiment cela. Mais ce n'est pas la même chose.

Ils sonnaient faux leurs engagements;" Si je suis élu, je diminuerai ceci, augmenterai cela, modifierai ici, changerai là.." Quelle confusion des genres! Que font-ils de l'Assemblée qui détient le pouvoir législatif et comment tacklent-ils le gouvernement qui sera en charge de la gestion du pays?

Heureusement le 10 juin on vote chez nous, entre nous et pour nous. Mais j'hésite trop grave; comment choisir entre Anne Delvaux/RTB/CDH et Florence Reuter/RTL/MR? J'espère qu'il y aura un débat télévisé entre ces deux meufs. Chiche que vous regarderiez.

25.04.2007

Douce France

Nicolas Hulot est à l'écologie française ce que François Mitterand fut au parti communiste; son fossoyeur.

Mais l'ancien président français savait pertinemment bien le machiavélisme de sa tactique; faire entrer en 1981, dès son élection, des ministres communistes dans un gouvernement de gauche ( à la grande colère de Ronald Reagan) pour les banaliser, les "mouiller" dans la gestion prosaïque des problèmes du pays et finalement les discréditer.

Les communistes français ne se remettront jamais des quelques éphémères années passées au pouvoir à coté de Mitterand.

Nicolas Hulot n'a pas cette science de la scène politique et peut-être est-ce de bonne foi qu'il agita l'épouvantail de sa candidature puis proposa un "pacte écologique" que tous les candidats s'empressèrent de signer la bouche en coeur. Ce faisant, il déstabilisait encore plus le parti écologique français qui n'avait vraiment pas besoin de cela.

Car pourquoi voter écolo dès lors que tous les partis se sont engagés à mettre en oeuvre les recommandations du journaliste vedette des émissions nature ? A la nuance près que Nicolas Hulot ne sera pas dans les travées de l'Assemblée Nationale ou les couloirs de Matignon pour veiller à l'implémentation concrètes de ses recommandations, une fois l'élection passée, alors que c'est le boulot quotidien des députés verts de faire pression pour intégrer la dimension écolo dans la vie politique.

Or, le 1,57 % recueilli par Dominique Voynet n'augure rien de bien pour les législatives prochaines.

Autrement utile eut été la participation de Nicolas à l'élaboration du programme des verts et son engagement à leurs cotés. Mais c'était la" jouer petit" alors que le parterre des photographes, face aux leaders politiques qui venaient se faire adouber par Nicolas en signant son pacte, lui procurait l'éclat des flashes qui n'aveugle pas seulement les animaux traqués nuitamment par les braconniers.

17.04.2007

Pas de chance pour la France

Les Français n'ont pas de chance car dimanche prochain, au 1° tour des élections présidentielles, ils n'ont pas le choix. Malgré leurs 12 candidats.

Elire François Bayrou, c'est plonger dans une impasse institutionnelle car si on peut être élu président, on ne dirige pas un pays sans parti; on n'applique pas un programme, gorgé de promesses, sans un gouvernement pour le mettre en oeuvre. Or le parti de Bayrou- l'UDF- trop petit, devrait s'allier à la droite ou à la gauche qui n'accepteront pas d'implémenter un autre programme que le leur. Et Bayrou n'aura pas le temps de créer ce grand parti du centre qu'il espère fonder sur les désistements de politiciens de droite ou de gauche qui le rejoindraient.

Donc Bayrou peut toujours rêver à être président, pas à diriger la France.

Voter Ségolène Royal, c'est envoyer au sommet de l'état une personne que les initiés déclarent " plutôt médiocre, maladroite et insignifiante"( Alain Minc), que ses adversaires exécutent comme Rafarin d'un" Mme Royal est une personne qui ne gagne pas à être connue" et que ses collègues du PS boudent alors que sa seule issue eut été de s'appuyer, comme Angela Merkel, sur les forces incontestables de son parti.

Mais elle la joue perso sur l'air de " La France et moi".

Quant à Sarkozy, personne ne met en cause son expérience, sa maîtrise des dossiers, son habilité à débattre mais chacun craint son autoritarisme, son menton arrogant et son ton rogue.

Je n'ose même pas évoquer les Arlette Laguiller, M-G Buffet ou Philippe De Villiers, personnages d'une autre époque, à l'image de leurs partis sclérosés.

Donc, au 1° tour, il reste Besancenot ou J. Bové.

Et puis vivement le second tour en espérant que le niveau des débats quelque peu s'élèvera. Car jusqu'ici, on a pipé les dés en demandant aux candidats de se prononcer sur les mille et un soucis quotidiens des Français, exigeant une réponse immédiate et adaptée comme si le candidat disposait d'une baguette magique pour assurer à chacun logement, emploi, pension,crédit, sécurité et amour du prochain; comme s 'il cumulait toutes les fonctions et jouissait de tous les pouvoirs.

Le rôle du président n'est pas là et ses pouvoirs sont bien plus restreints que celui de Père Noël. Or les candidats, influencés par l'humeur du temps, se sont laissés engoncer dans cette spirale du quotidien prosaïque, jouant à qui mieux mieux au " Si je suis élu président..."

Je n'imagine pas un Charles de Gaule, un Pompidou ni même un Mitterand se prêter aux exercices cathodiques et démagogiques auquels nous assistâmes.

Sinon, au deuxième tour ce sera la pêche à la ligne!

23.07.2006

Pathétique

Lionel Jospin, qui quitta la vie politique il y a 4 ans, a fait fort la semaine dernière au JT de 20h sur TF1.Coincé comme un balai, il déclara en péroraison d' une phrase de 6 minutes, 12 subordonnées et 8 circonlocutions que " le cas échéant et le moment venu, oui j'y penserai" ( à l'élection présidentielle).

Cet homme instruit, qui a eu 4 ans pour relire les classiques, ne peut ignorer cette phrase de Marguerite Youcenar;

" C'est un fait que les morts les plus chers, au bout de quelques mois, seraient, s'ils revenaient, des intrus dans l'existence des vivants".  Confondant de vérité.

 

09.04.2006

Les damnés de la France

 

de Gaulle a dit: " Comment voulez-vous diriger un pays qui compte 358 variétés de fromages différentes?"

 

( Soit dit en passant, notre Philou pourrait se dire: " Comment pourrais-je satisfaire un pays qui compte 358 marques de bières différentes?)

 

Du "non" français au référendum européen au "non" des lycéens, étudiants et travailleurs au CPE, en faisant un crochet par la crise des banlieues, la France renâcle, réchigne, se cabre et se meurt.

 

On ne peut pas comprendre ce négativisme collectif si on analyse les questions rationnellement. Même s'il s'agit du pays de Descartes.

Au référendum, les votants n'ont pas répondu à la question posée; ils ont réglé leurs comptes avec un Chirac, qui avait voulu de ce référendum mais qu'ils n'admettaient pas d'avoir dû élire avec 82% de leurs voix pour faire barrage à Le Pen.

Dans les banlieues, les jeunes n'ont pas signé un cahier de revendications; ils ont défié l'ordre. Dans les rues, les lycéens n'ont pas tant rejeté les articles disputés de la loi CPE qu'ils n'ont refusé un avenir incertain.  

Car enfin, qu'est ce que le CPE?

En France comme ailleurs, tout travail salarié commence par une période d'essai; 6 mois en Belgique pour les employés pendant lesquels le préavis est quasi inexistant en cas de licenciement; c'est le C4 et le chômage.

Que dit le CPE? Si le travailleur a moins de 26 ans, la période d'essai est portée à 2 ans.

Son impact? Avant le CPE, le jeune licencié avait droit, en cas de licenciement après sa période d'essai, à un préavis de 3 mois qu'il prestait dans l'entreprise avant de recevoir son C4 et le chômage.

Après le CPE, le jeune perd le droit à ces 3 mois de préavis prestés; c'est le chômage directement. 

Même si cette mesure radicalise la perte d'emploi et si elle stigmatise les jeunes, factuellement elle ne justifie pas la tempête sociale en cours, que d'ailleurs la presse étrangère a du mal à comprendre.

En réalité, les jeunes craignent que ce ne soit que le début du détricotage d' un statut social, conquis de haute lutte, et que d'aucuns chercheraient à abolir. Bref, ils refusent une précarité nouvelle dont le CPE ne serait qu'un élément précurseur.

En cela les jeunes ne se distinguent guère de leurs aînés qui se sont opposés, avec succès d'ailleurs, à toutes les tentatives de réformes qui touchaient les 2 grands piliers d' une France étonnement conservatrice; la sécurité sociale et l'enseignement. 

En 1994, Balladur a créé le CIP, autorisant l'embauche d'un jeune à 80% du s.m.i.g: il dût y renoncer sous la pression de la rue.  En 1995, Juppé réforma la sécurité sociale; bronca générale.  Savary, ministre de F. Mitterand, voulut unifier les écoles libres et privées avec les écoles laïques et publiques: un million de manifestants dans la rue.

 

La difficulté de la France réside dans l'absence de diagnostics partagés. Chacun y va de son couplet, bien documenté, référencé, illustré et si personne n' a le droit de décider, chacun a le pouvoir de tout bloquer.

 

Dès lors, comme l'écrivit J. Marseille dans un livre " Du bon usage de la  guerre civile en France" : "la rupture est consubstantielle à l'histoire de la France".  Il n'y a pas d'exemple de grande réforme obtenue dans l' harmonie.

La France adore les grands hommes providentiels, fussent-ils menteurs. de Gaulle fut rappelé au pouvoir pour garder l'Algérie française; il la lâcha. F. Mitterand fut élu sur base du programme commun de la gauche; il lâcha et le programme commun et les communistes.

Les deux présidents avaient raison dans leurs choix mais avaient dû feindre face à la France

Les journalistes nous agacent à toujours évoquer l'échéance électorale de 2007 mais ils ont quelques motifs. La fin du quinquennat de Chirac s'annonce pénible.

L'homme providentiel tant attendu pourrait d'ailleurs mettre fin à la V° république de plus en plus mal à l'aise dans ce 21° siècle.

Mais la VI° république serait quand même plus facilement mise au monde par .. une femme.