02.03.2009
O O Obama : deuxième défi
Bien plus que le terrorisme, l'Iran ou la Corée du Nord, le plus grand défi sur le plan international pour le nouveau président américain reste le conflit israélo-palestinien. Il s'inscrit aux premières loges des turbulences du monde depuis des décennies. Et s'aggrave.
Hillary Clinton, Secrétaire d'Etat en visite dans le plus grand pays musulman au monde la semaine dernière, a du entendre M. Muzadi, chef de la première organisation musulmane d'Indonésie (240.000.000 de fidèles) déclarer :" Si l'extrémisme islamique existe, ce n'est pas à cause de la religion mais des conflits au Proche-Orient".
En réalité, la décision de l'ONU en 1947 de scinder le territoire de la Palestine, alors sous mandat britannique, en deux entités séparées n'a jamais été acceptée. Sept guerres, de multiples conférences, de nombreux traités, une demi-douzaine de résolutions de l'ONU et trois Prix Nobel de la Paix plus tard, rien n'a changé.
1200 libanais morts en 2006 et 1300 palestiniens tués à Gaza début en 2009; " Mort, où est ta victoire?" Aujourd'hui, les roquettes recommencent à tomber sur le sud d'Israêl, les palestiniens reconstruisent les tunnels vers l'Egypte détruits par Tsahal et le caporal israélien Shalit, enlevé en juin 2006 est toujours détenu par le Hamas.
Mais peut-on demander aux pères des soldats tués, aux enfants des pères emprisonnés depuis des années et aux mères de fils explosés de faire la paix? Le terreau de la haine est stérile.
Car si un gouvernement faible peut lancer une guerre en misant sur des réflexes de solidarité nationale, il faut des hommes d'état à la tête d'un gouvernement fort, c.-à-d. très légitime, pour oser la paix.
Or de ce point de vue, c'est la désolation. Les palestiniens sont divisés entre le partisans du Fatah de Mahmoud Abbas qui dirige la Cisjordanie et le Hamas qui a mis la main sur Gaza.
Ils se détestent copieusement, s'entretuent parfois et se disqualifient réciproquement; le Hamas conteste l'existence même d'Israël tandis que le Fatah serait prêt à négocier avec Israêl mais n'a plus rien à dire dans la bande de Gaza.
Gaza, cette bande de terre de 15 kms de large sur 50 kms de long sur laquelle s'entassent 1.500.000 palestiniens démunis de tout, entièrement dépendants de l'aide internationale qui doit convoyer 600 camions par jour pour tenir cette population à bout de bras.Ses côtes sont surveillées par la marine israélienne, sa frontière sud avec l'Egypte est verrouillée et son corridor avec la Cisjordanie, l'autre entité palestienne, est contrôlée par l'armée israëlienne qui impose un blocus tant que le caporal Shalit détenu à Gaza n'est pas libéré.
Coté israélien, les dernières élections n'ont rien arrangé. Le paysage politique dans ce pays est morcelé par des dizaines de partis qui émiettent un scrutin basé, comme en Belgique, sur la proportionnelle. On retrouve donc un parlement sans majorité où les partis doivent négocier, après les élections, une coalition pour dégager une majorité.D'où des coalitions post-électorales souvent hétéroclites ou dissonantes.Ce n'est pas sur un blog belge que je dois expliquer les limites de ce système qui prive souvent l'électeur de son vote puisqu'il ne se reconnaît plus dans le résultat final. Sans passer au scrutin majoritaire à deux tours comme en France, qui présente d'autres inconvénients, il faut convenir qu'il serait plus démocratique et vivifiant si on pouvait voter pour des coalitions annoncées avant le scrutin, alliances pré-électorales conclues pour répondre aux exigences légitimes des électeurs : " annoncez le programme!"
Toujours est-il qu'en israël, le parti le plus puissant n'a récolté que 29 sièges sur 120 et qu'au terme d'une négociation de 3 semaines, on s'achemine vers une coalition dirigée par Benjamin Netanyahou, parti de droite qui refuse un état palestinien, associé à "Israël Beitenou" ( Israël notre maison) de M. Lieberman, ultra nationaliste, qui s'en prend même aux arabes de nationalité israélienne. Cette coalition radicalement à droite- que Netanayou lui-même a essayé d'éviter et qui ne correspond très probablement pas aux souhaits des israéliens- sera incapable de faire une paix qu'elle ne souhaite même pas.
Barak O. doit se demander ce soir comment il va gérer ce conflit et ce n'est pas Mitchell, son envoyé spécial qui va y arriver tout seul.
Puisque les dirigeants n'ont ni la légitimité ni la carrure pour résoudre cet affrontement, soit on le laisse pourrir soit on contourne les protagonistes et on s'y attaque malgré eux.
Laisser les événements dicter leur loi n'est ni l'engagement pris par Barak O. ni même souhaitable car ce conflit représente le préalable à la solution plus sereine des autres problèmes internationaux. Il faut mesurer l'impact sur les populations musulmanes des photos et vidéos qui passent en boucle sur les chaînes arabes pour saisir l'urgence d'une solution. Ci-dessous un montage vidéo qui tend à expliquer aux européens qu'ils ne disposent que d'une information tronquée sur la gravité et la cruauté des faits. Je ne partage pas entièrement le biais adopté par cette vidéo ( ni le ton musical ! ) mais je témoigne que ce conflit empoisonne les relations internationales et cristallise les frustrations du monde arabe. Enfin ... de la "rue" arabe car les dirigeants des pays limitrophes de la Palestine sont très criticables et très critiqués. Qu'aucun de ces pays ne cèdent du territoire aux palestinens, que l'Egypte garde sa frontière fermée et que les régimes en place au Proche Orient se félicitent en cachette du "sale boulot" effectué par les israéliens contre le Hamas qui, comme le Hezbolla libanais, les effrayent, éloignent les dirigeants arabes de leurs peuples et fait le lit des islamistes qui s' érigent en seuls témoins authentiques de leur indignation.
Alors, que faire? Puisqu'on ne peut laisser la situation s'envenimer plus longtemps, il faudra donc contourner les dirigeants et créer les condition d'une paix malgré eux. Avec qui ? Avec la Syrie, l'Egypte, l'Arabie et l'Iran. Il faudra donc commencer par leur parler, ce que Barak O. a bien compris. Et lorsqu'au bout d'un long et lent processus, une solution sera en vue, il faudra l'imposer par la force de .. l'argent. Israël et la Palestine dépendent entièrement des apports financiers extérieurs .
Et là, l'Union Européenne aura un rôle majeur à jouer car c'est elle qui contribue le plus à l'aide financière accordée à la Palestine.
01:10 Écrit par JLH dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, usa, proche orient |
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18.10.2005
Charlot en Amérique
J'adore les américains.
Et les américains adorent les "look-alike compétitions", concours de sosies organisés dans les casinos de Las Vegas ou dans les bars du Middel West.
Dans les années 50, Charlie Chaplin apprend qu'un concours de ressemblance avec Charlie Chaplin se tient dans la ville où il réside. Le célébrissime père de Charlot n'y résiste pas et cabotin, s'inscrit incognito.Il participe aux épreuves et termine .. 3°.
Au 1° degré, il se marre: " Qu'ils sont biesse ces américains" .
Au 2° degré, il s'étonne: " Comment ont-ils pu se tromper?"
Au 3° degré, il s'inquiète, conscient qu'un trouble de la personnalité le menace:
" Existe-t-il donc des gens qui me ressemblent plus que moi-même?"
Son vertige métaphysique sera le nôtre si, à notre tour, nous prenons le risque d' y réfléchir plus de 3 secondes.
1 - 2 - 3
22:47 Écrit par JLH | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : cinema, usa |
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18.09.2005
Revue de presse: Louisiane & Irak même topo
( Article paru dans le "Courrier international" et repris sans rien excepté ni amendé.)
Les premiers contrats de reconstruction dans les zones dévastées par l'ouragan Katrina ont été attribués à deux filiales d'Halliburton, le groupe qu'a dirigé le vice-président américain Dick Cheney entre 1995 et 2000. "Pour aller plus vite", ces premiers contrats, l'un de 30 millions de dollars, l'autre de 100 millions de dollars, ont été attribués sans appels d'offres, ce qui suscite évidemment des critiques. Pareille façon de faire avait été adoptée en Irak, où le même Halliburton a touché plus de 9 milliards de dollars en contrats de reconstruction. Dans les deux cas, les détracteurs de la méthode accusent la Maison-Blanche de pratiquer la politique des copains.
Courrier international - 15 sept. 2005
( merci à Mario pour la communication)
22:04 Écrit par JLH | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : usa |
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15.09.2005
Little Boy & Davy Crockett
Les américains, qui ont un sens de l'humour particulier, avaient dénommé " Little Boy" la bombe qui pulvérisa Hiroshima.
Parmi les 6.390 têtes nucléaires de leur arsenal actuel, "Davy Crockett" a, 60 ans plus tard, la même puissance dévastatrice mais elle ne mesure plus que 41 cm de long.
Dans les avions, les bagages accompagnés en cabine peuvent avoir une longueur maximale de 55 cm. Go on boys, vous avez tout bon. On sera bientôt tous au paradis.
21:01 Écrit par JLH | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : usa, terre des hommes |
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